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    Actualités / économiques / 2011
 
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FDSEA de l'Oise
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  Echanges entre la France et la Nouvelle-Zélande sur le lait

A l'occasion du Sia, un responsable syndical de Nouvelle Zélande a visité une ferme laitière dans l'Oise. Echanges de point de vue.

Don Nicolson, président de Federated Farmers, l’équivalent de la FNSEA en Nouvelle-Zélande, était en France pour le Salon de l’agriculture à Paris ; il avait souhaité rencontrer des agriculteurs français. Il est venu visiter une exploitation laitière de l’Oise, celle de Xavier Philippart, à Villers-Saint-Barthélémy dans le canton d’Auneuil, le mardi 22 février.

La Nouvelle-Zélande est le premier pays exportateur de lait au monde et réalise à elle seule 30 % des échanges mondiaux, même si elle ne représente que 2 % des volumes produits.

Les discussions ont porté essentiellement sur quatre grands thèmes : l’environnement, la qualité des produits, la communication et l’économie des filières lait.

Charges environnementales

En Nouvelle-Zélande, des règles environnementales se mettent en place suite à des pollutions importantes des cours d’eau. Elles remettent en cause la conduite des troupeaux et provoquent une augmentation des charges. Le seuil de rentabilité est passé de 2,70 NZ $/kg de poudre de lait en 2007 (environ 148 €/1.000 litres) à 4,50 NZ $/kg aujourd’hui (environ 246 €/1.000 litres).

Le marché des produits frais est très limité en Nouvelle-Zélande : 95 % de la production laitière est transformée en poudre ou autres produits stockables et transportables dans le monde.

La traçabilité a été mise en place, mais elle a un coût supporté par les éleveurs et leurs efforts ne sont pas reconnus par les consommateurs, d’après Don Nicolson. Il y a une rupture du dialogue agriculteur-consommateur en Nouvelle-Zélande. Le citoyen néo-zélandais a aujourd’hui une vision très négative de l’agriculture.

Pour éclairer Don Nicolson sur les relations entre agriculteurs et consommateurs citoyens en Europe, Christophe Beeuwsaert et Alain Gille lui ont expliqué que la communication est un travail quotidien et qu’il y a des actions toute l’année en France, menées en permanence par les interprofessions, mais également par la profession, localement au travers de nombreuses foires ou marchés, ou de plus grande ampleur au niveau national, tel le Salon de l’agriculture.

Sur le plan économique, Alain Gille lui a rappelé, avec interrogation et scepticisme, que les prix sur les marchés sont établis essentiellement à partir des seules enchères Fonterra, la plus grosse coopérative de Nouvelle-Zélande. Sur ce point, Don Nicolson se justifiait en expliquant que c’est dans l’intérêt de tous les producteurs que les prix soient hauts, surtout aujourd’hui alors que les laitiers s’endettent énormément.

Sébastien Petitjean

Téléchargez en pdf un comparatif entre les 2 filières.

 

Rencontre sur l’exploitation de Xavier Philippart à Villers-Saint-Barthélémy avec le président de la Federated Farmers, l’équivalent de la FNSEA en Nouvelle-Zélande, Don Nicolson (à droite sur la photo), avec des responsables professionnels de l’Oise dont, pour la FDSEA, Alain Gille, président de la section lait, Thierry Fraiture et Christophe Beeuwsaert.



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