Communiquer fait partie de nos devoirs, même
lorsqu’il s’agit d’évoquer des dossiers que l’on combat
syndicalement.
Cette année, vous avez reçu votre dossier
Pac avec encore des modifications. Nous aurons l’occasion d’y revenir au
cours des 5 réunions que nous organisons dans les arrondissements. Mais
cette année, nous encaissons également le bilan de santé de la Pac. La Pac
cette année, c’est aussi moins d’aides. Nous avons combattu ce bilan de
santé, fondé sur un postulat erroné de prix durablement élevés. Si nous
avons obtenu des améliorations, non négligeables avec le retour sur
l’historique de 41 €/ha en moyenne, il reste que le gros de la réforme est
toujours là. Dans le département de l’Oise, ce bilan de santé va
s’exprimer avec un prélèvement moyen d’environ 80 euros à l’hectare. C’est
considérable, surtout dans le contexte économique que nous
traversons.
Là-dessus aussi, nous vous communiquons la
vérité car, aussi douloureuse soit-elle, chacun d’entre nous doit en avoir
pleinement conscience pour piloter au mieux son entreprise.
Pour autant, nous ne pouvons pas accepter,
pas plus aujourd’hui qu’hier, les effets de ce bilan de santé. Nous avons
besoin d’outils pour affronter cette nouvelle réalité et, à ce titre, la
FDSEA de l’Oise propose d’agir sur les prix, sur les charges et sur les
distorsions de concurrence. Nous avons besoin d’une bouffée d’oxygène,
tout de suite et pour demain, pour affronter des marchés plus
fluctuants.
Nous devons donc recevoir, au cours des prochains jours,
un courrier de la DDT, sans doute compliqué, sur nos nouveaux droits DPU.
Nous verrons bien mais, personnellement, j’attends autre chose pour
piloter mon exploitation. Rendez-vous aux réunions Pac pour l’explication
de textes.
Olivier Varlet, secrétaire général adjoint de
la FDSEA