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FDSEA de l'Oise
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Projet de loi de modernisation agricole

Au tour des parlementaires

La date est fixée. La loi de modernisation agricole doit être adoptée d’ici la fin du mois de juillet. Le calendrier est donc désormais extrêmement resserré du fait d’une procédure accélérée avec une seule lecture du texte dans chacune des deux chambres. L’examen du texte commence au Sénat le 18 mai.

Le texte est important pour l’agriculture et l’adaptation du cadre réglementaire français dans un contexte de politique européenne agricole réformée. L’enjeu somme toute est assez simple : donner aux agriculteurs français et à l’agriculture les moyens d’être compétitifs et d’affronter la concurrence européenne et mondiale. La pratique est évidemment plus compliquée.

Alain Vasselle, sénateur de l’Oise, ne s’est pas trompé, s’interrogeant auprès de la FDSEA sur «le concret des dispositions qui pourront assurer l’agriculteur d’un revenu lié à sa production seule sans soutien public».

Le texte présenté par le gouvernement n’est pas une refondation du contexte réglementaire agricole, loin s’en faut. Il présente toutefois des points tout à fait importants tels la contractualisation et la place et le rôle important conféré aux interprofessions.

C’est bien dans la performance de l’organisation économique que l’agriculture gagnera demain. C’est bien dans le poids de l’organisation dont sauront se doter les agriculteurs que nous saurons dégager des revenus.

La FDSEA sollicite les parlementaires de l’Oise

Au-delà des grands principes, la FDSEA de l’Oise a sollicité l’ensemble des parlementaires en leur adressant sa contribution et ses propositions d’amélioration du texte proposé. Outre la contractualisation, il est l’occasion de se doter d’outils fiscaux et sociaux permettant de mieux gérer les aléas. Par exemple, en permettant la réintégration de la DPA (déduction pour aléas) dans l’exercice le subissant. Ou encore en autorisant la constitution de provisions pour hausses de cotisation sociales ou des intrants et des stocks et en asseyant l’assiette annuelle de cotisations sociales sur l’année N et non plus sur l’année N-1. Ces quelques dispositifs, parmi d’autres, doivent apporter aux entreprises agricoles les moyens d’une gestion plus souple, plus réactive, et ainsi faire mieux face aux fluctuations des cours des denrées.

L’attente est évidemment forte vis-à-vis du législateur de donner aux agriculteurs de vrais signaux de compréhension des difficultés traversées et de vraies mesures concrètes et budgétées afin de préparer l’avenir.

Laurent Mingam

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