Plan
d'urgence : des mesures encore accessibles
Dans le
cadre du Plan de Soutien d’urgence à l’agriculture a été mis en place un
dispositif d’accompagnement spécifique, outre le FAC (fonds d’allègement des
charges). Il est encore temps de déposer des dossiers. Peu de candidats se sont
pour l’instant présentés dans l’Oise malgré l’intérêt du dispositif pour
certaines situations. Vous pouvez prendre contact auprès de la DDT, de l’ADASEA ou de votre
centre de gestion si vous souhaitez de plus amples
informations.
Le
dispositif d’accompagnement spécifique des agriculteurs (DACS-AGRI) est destiné
aux exploitants dont la situation financière a été significativement fragilisée
par les crises successives et disposant de faibles revenus, sans être pour
autant éligibles au dispositif « agriculteurs en
difficulté ».
Le
DACS-AGRI n’est pas compatible avec la mesure "agriculteurs en difficulté" et
avec une procédure de redressement
judiciaire.
Les mesures
proposées sont
les suivantes (dans la limite des 15 000 € du cadre
temporaire) :
1) la
prise en charge partielle d’intérêts bancaires sur l’année 2010 des prêts
d’exploitation hors prêts fonciers, au-delà des montants déjà pris en compte par
les autres mesures du plan de soutien exceptionnel à
l’agriculture,
2) la
prise en charge partielle des intérêts bancaires liés à une opération de
restructuration des encours de l’exploitant, à des facilités de paiement
accordées par un établissement bancaire qui peuvent prendre la forme d’un report
d’annuité, sur les 3 premières années dans la limite de 5000 €
3) la
prise en charge de cotisations sociales, en complément des autres mesures
sociales du plan de soutien exceptionnel à
l’agriculture.
Conditions d’éligibilité de
l’exploitation :
1)
Critère d’accès au dispositif :
Ce
dispositif est ouvert aux exploitations viables pour lesquelles le revenu
familial par actif au sein du foyer fiscal est inférieur à un SMIC net (12 444 €
par an ).
Ce
revenu intègre le revenu de l’exploitation, les ressources extérieures des
actifs sur l’exploitation, hors aides sociales ainsi que les autres revenus du
foyer fiscal. Le respect de cette exigence est obligatoire.
2)
Conditions de difficultés avérées de l’exploitation :
Un des
trois critères suivants devra au minimum être
respecté :
✔
Endettement supérieur à 50% des fonds propres (hors foncier) de l’exploitation,
ou pour les agriculteurs au régime d’imposition forfaitaire, annuité LMT/chiffre
d’affaires au moins égal à 10%, (l’endettement comprend : emprunts, dettes
bancaires, fournisseurs, fiscales et sociales...le chiffre d’affaires est le
produit des ventes de l’exploitation et les primes
agricoles)
✔
Baisse de la rentabilité de l’exploitation : diminution de l’EBE d’au moins
15% par rapport à la moyenne des 3 exercices précédents ou pour les agriculteurs
au régime d’imposition forfaitaire, baisse du chiffre d’affaires d’au moins 5%
par rapport à la moyenne des 3 exercices
précédents,
✔
Augmentation des prêts court terme auprès des établissements de crédit et/ou des
dettes fournisseurs y compris les ouvertures de crédits fournisseurs sur le
dernier exercice (année N) supérieure ou égale à 20% par rapport à l’un des 2
exercices.
Pour
respecter les enveloppes départementales les préfets pourront définir des
critères plus restrictifs après avis du comité de gestion du plan de soutien
exceptionnel.
Conditions d’éligibilité du
demandeur :
Le
demandeur doit être âgé de moins de 60 ans,
Le
demandeur doit justifier d ’une capacité professionnelle suffisante : être
titulaire d’un diplôme de niveau IV ou de niveau V ou justifier d’au moins cinq
années de pratique professionnelle sur une exploitation en qualité de chef d’exploitation à titre principal
ou secondaire
A la
date du dépôt de la demande d’aide, le candidat doit justifier de l’exercice
d’une activité production agricole, en qualité de chef d’exploitation à titre
principal, et ceci depuis au moins 3 ans. Au cours de cette période, 24 mois
exercés à titre secondaire peuvent être pris en compte lorsque l’exploitant a
recherché un revenu extérieur pour redresser la situation de son exploitation
par ses propres moyens.
Le
demandeur ne doit pas percevoir l’un des avantages servis par un régime
obligatoire d’assurance vieillesse, à l’exception d’une pension de
réversion.
Les
dossiers doivent être déposés à la
DDT de l’Oise, Service Economie Agricole au plus tard le
31 mai 2010. Le
formulaire est disponible ci-joint.
Pour
les dossiers éligibles, un audit simplifié (ci-joint) de l’exploitation
permettra, en fonction de critères économiques et financiers, de déterminer la
nature et le montant des aides attribuées.
Le
dossier sera examiné par un comité d’expert technique.
L’engagement comptable sera fait au plus tard pour le 15 décembre
2010.
(site
Internet de la DDT
de l’Oise : www.oise.equipement-agriculture.gouv.fr