Situation
laitière : état des discussions
Au moment où les services statistiques du
Ministère de l'Agriculture viennent confirmer la chute du revenu des éleveurs
laitiers en 2009 (-50% en moyenne !), les discussions nationales et régionales
sur le prix du lait pour les prochains mois n'ont pu aboutir.
Les industriels ont campé sur une
position radicale qui consiste à aligner chaque mois le prix français sur celui
de nos collègues allemands.
Prix du lait : difficultés et
perspectives
Les difficultés posées dans les
discussions sont les suivantes :
- Difficulté de boucler dans un délai de quelques jours à la fois
l'évolution du prix sur le second semestre et un système robuste applicable en
2011
- Attitude paradoxale des entreprises privées qui en bureau Cilouest
ont fait part d'une volonté de définir un système applicable sur 2011 avant de
parler du second semestre mais qui malgré tout souhaiteraient aboutir rapidement
en région ouest sur le second semestre.
- Demande des entreprises privées dans les autres régions d'une
discussion nationale
- Absence de proposition chiffrée de la part de la coopération
- pour la FNPL, la définition de la largeur du tunnel avec
l'Allemagne doit être liée aux volumes mis en production et à une clarification
de ce que l'on compare en termes de prix du lait.
Lundi 12 juillet matin, Henri
Brichart a proposé aux Présidents de la FNIL et de la FNCL de traiter au cours
d'une réunion jeudi après-midi le second semestre avec une proposition de base
de travail.
Et de poursuivre sans délai dans un
deuxième temps les travaux engagés pour 2011.
La FNPL indique que faire un
ajustement au mois le mois en fonction du prix allemand n'a aucun sens,
compte-tenu de la saisonnalité du prix français. Aucun sens, si ce n'est de
vouloir saisir l'opportunité malsaine de réduire la hausse liée à un marché où
les clignotants sont tous au vert au moment où les prix français sont plus haut
du fait des grilles de saisonnalité. Rappelons d'ailleurs que ce sont ces mêmes
industriels qui ont souhaité réécrire ces grilles en début d'année.
En tout état de cause, les marchés
sont plutôt favorables et les prix progressent partout en Europe, et c'est tant
mieux car tous les producteurs européens ont fortement souffert l'année
dernière.
La demande de la FNPL consiste en
une augmentation du prix de l'ordre de plus de 30 € / 1 000 l pour le
3ème trimestre.
Loi de modernisation agricole : la signature
des contrats est prématurée
La loi de modernisation agricole a
été adoptée la semaine dernière. Elle consacre la notion de contrat.
Pour autant, rappelons que la loi
prévoit que lesdits contrats doivent être établis sur le fondement d'un contrat
type interprofessionnel. Ce contrat n'existe pas à ce jour. Il n'y a donc pas
lieu de se précipiter à signer des propositions de contrats faites par certains
industriels, quels que soient les artifices, avantages apparents ou incitations
posés à signer ces contrats.
Le préalable est la discussion
interprofessionnelle. L'enjeu, c'est la construction des références que nous
aurons à traduire dans les futurs contrats et la perspective de la fin des
quotas face à laquelle les producteurs doivent s'organiser collectivement pour
ne pas subir les pressions. Il ne faut donc pas
céder !