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Lait
L'action syndicale a payé !
Sous l’impulsion du ministre de
l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, Bruno Le Maire, la
Fédération nationale des industries laitières (Fnil), qui avait dénoncé l’accord
interprofessionnel, a fini par accepter que l’accord du 3 juin 2009 sur le prix
du lait s’applique pour les mois d’avril, mai, juin prochains. Cela se traduit
par une augmentation qui varie de 15 à 30 euros par 1.000 litres.
Cela n'empêcha pas les producteurs d'être inquiets
pour leur avenir, ce qu'ils ont largement exprimé lors des réunions organisées
par la FDSEA de l'Oise et les JA.
L’un des buts de ces réunions est de bien
connaître toutes les attentes, les réactions, les questions de chaque éleveur
afin de pouvoir ensemble trouver des solutions. Il faut avoir un projet à long
terme, comme le soulignait Christophe Beeuwsaert, secrétaire général de la
FDSEA. «Aujourd’hui, nous souhaitons défendre une filière dont nous nous
sentons exclus. On devrait être dans une relation gagnant-gagnant, mais on ne
partage plus rien, à part peut-être des pertes.»
«On ne demande pas de nouvelles aides, nous
souhaitons que l’État joue son rôle d’arbitre avec les
industriels, ajoutait Alain Gille. Nous demandons que
la plus-value soit répartie équitablement.»
A monceuax-l'Abbaye, un débat riche s’est engagé
autour des questions : pourquoi, en lait, ne gagne-t-on pas sa vie ? Qui prend
nos marges ? Agriculteurs et consommateurs, les 2 extrémités de la filière,
subissent… qui en profite ? Ne devrions-nous pas nous allier ?
Quand les prix augmentent, nos charges augmentent
davantage… Qui en profite ?
Ou encore : «La marge, elle existe… Il suffit
de la partager équitablement.»
Avec l’observatoire des prix, la situation est
connue, l’État doit concrètement agir et jouer son rôle d’arbitre, estiment les
producteurs.
Faut-il partir sur des contrats ? lesquels ? sur
quel base ? Le débat reste ouvert… d’autres rencontres devaient suivre cette
semaine. Ces échanges sont nécessaires pour que les éleveurs disposent du même
niveau d’information et pour qu’ils puissent, ensemble, continuer à se défendre
face aux quelques acteurs d’aval et à force de propositions et
d’actions.
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