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FDSEA de l'Oise
Rue Frère-Gagne
BP 40463
60021 Beauvais cedex

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Fax 03 44 11 45 50
fdsea60@agri60.fr


vers fnsea.fr

Lait

L'action syndicale a payé !

Sous l’impulsion du ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, Bruno Le Maire, la Fédération nationale des industries laitières (Fnil), qui avait dénoncé l’accord interprofessionnel, a fini par accepter que l’accord du 3 juin 2009 sur le prix du lait s’applique pour les mois d’avril, mai, juin prochains. Cela se traduit par une augmentation qui varie de 15 à 30 euros par 1.000 litres.

Cela n'empêcha pas les producteurs d'être inquiets pour leur avenir, ce qu'ils ont largement exprimé lors des réunions organisées par la FDSEA de l'Oise et les JA.

L’un des buts de ces réunions est de bien connaître toutes les attentes, les réactions, les questions de chaque éleveur afin de pouvoir ensemble trouver des solutions. Il faut avoir un projet à long terme, comme le soulignait Christophe Beeuwsaert, secrétaire général de la FDSEA. «Aujourd’hui, nous souhaitons défendre une filière dont nous nous sentons exclus. On devrait être dans une relation gagnant-gagnant, mais on ne partage plus rien, à part peut-être des pertes.»

«On ne demande pas de nouvelles aides, nous souhaitons que l’État joue son rôle d’arbitre avec les industriels, ajoutait Alain Gille. Nous demandons que la plus-value soit répartie équitablement.»

A monceuax-l'Abbaye, un débat riche s’est engagé autour des questions : pourquoi, en lait, ne gagne-t-on pas sa vie ? Qui prend nos marges ? Agriculteurs et consommateurs, les 2 extrémités de la filière, subissent… qui en profite ? Ne devrions-nous pas nous allier ?

Quand les prix augmentent, nos charges augmentent davantage… Qui en profite ?

Ou encore : «La marge, elle existe… Il suffit de la partager équitablement.»

Avec l’observatoire des prix, la situation est connue, l’État doit concrètement agir et jouer son rôle d’arbitre, estiment les producteurs.

Faut-il partir sur des contrats ? lesquels ? sur quel base ? Le débat reste ouvert… d’autres rencontres devaient suivre cette semaine. Ces échanges sont nécessaires pour que les éleveurs disposent du même niveau d’information et pour qu’ils puissent, ensemble, continuer à se défendre face aux quelques acteurs d’aval et à force de propositions et d’actions.

 

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