La FDSEA de l’Oise a demandé et obtenu que le caractère de calamités agricoles soit reconnu dans tout le département pour les pertes subies en productions fourragères du fait de la sécheresse du printemps 2011. Mais les critères d’indemnisation des pertes sont difficilement accessibles aux éleveurs et l’enveloppe budgétaire affectée pour notre département ne pourra être consommée.
C’est surtout le seuil de 13 % de perte par rapport au chiffre d’affaires total qui peut difficilement être atteint en polyculture. C’est la raison pour laquelle Luc Smessaert, président de la FDSEA, s’est rapproché des parlementaires de l’Oise pour leur demander d’intervenir auprès de Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire.
C’est ainsi que les sénateurs Alain Vasselle et Philippe Marini et le député Lucien Degauchy ont écrit à Bruno Le Maire. Édouard Courtial et Éric Woerth sont également intervenus dans ce sens devant l’Assemblée Nationale.
La solution proposée par la FDSEA, «pleine de bon sens» selon Philippe Marini, «consiste à isoler la partie fourrage de l’exploitation».
Alain Vasselle rappelle aussi au ministre les pertes subies par cette sécheresse pour toutes les cultures, dont les rendements très hétérogènes ont souvent été constatés à des niveaux très faibles cette année. Et si les pertes sur celles-ci sont assurables dans certaines conditions, il faut tenir compte de la franchise de 25 % appliquée par les compagnies d’assurance.
Il rappelle par ailleurs les mesures d’aides à la trésorerie prises par le gouvernement en 2009 ; «or, dans le dispositif actuel, aucune mesure n’est annoncée par le gouvernement afin d’aider les agriculteurs à faire face aux conséquences de la sécheresse».