Christian Degroote, président du syndicat
cantonal de Beauvais étant empêché, c’est Guillaume Durant, président de
celui de Nivillers, qui a présidé cette réunion intercantonale. L’équipe
départementale composée de Cédric Thomassin, secrétaire général, Emmanuel
Pigeon, vice-président pour l’arrondissement, Alain Gille et Didier
Cornet, a animé une table ronde sur les dossiers du moment. En ligne de
mire, ce sont toutes ces distorsions de concurrence à tous les échelons de
la production et puis le prix de ces contributions - «volontaires
obligatoires» - que la société fait peser sur l’agriculture.
L’ordre du jour cantonal a été axé sur trois
thèmes : formation à l’urbanisme, installation des jeunes, contexte
du marché des céréales. Marianne Verbeke du service foncier a décrit les
formations ouvertes à tous deux à trois fois par an pour en savoir plus,
sinon autant, que les bureaux d’études. En toile de fond, le Scot du
Beauvaisis qui pourrait aboutir en 2010. Qu’en sera-t-il de la mise en
conformité des documents d’urbanisme, les Pos (plans d’occupation des
sols) et les Plu (plan locaux d’urbanisme) ?
L’installation et son nouveau parcours ont
été abordés par Hervé Davesne, secrétaire général des JA. L’occasion de
décliner les actions des jeunes, aiguillons de la profession. Jean-Xavier
Mullie, directeur général de Océal-Synergis, a traduit la situation des
marchés d’après le support de Thémis grains. Ces marchés sont fragiles,
donc dangereux. À noter que les stocks USA sont trois fois plus
conséquents. Reste à persuader les fonds d’investissements que les
matières premières agricoles ont un intérêt en cette période de reprise de
l’économie !
Les débats ont été animés par Henri Fayeulle
dénonçant toute la complexité des réglementations pour les agriculteurs :
c’était plus clair en 1960 ou 1992 ! François Mancel à son tour a dénoncé
le manque de stabilité qui affecte les éleveurs laitiers ayant beaucoup
investi dans le PMPOA.
G. B.