Les travaux prévus sur la RD 1034 inquiètent
les agriculteurs de Pont-Sainte-Maxence et de Senlis. Les agriculteurs du
secteur ne semblent pas avertis des désagréments que ces travaux vont
occasionner lors de la prochaine campagne. Luc Smessaert propose qu’une
délégation informe le responsable du Conseil général des travaux et
problèmes rencontrés localement.
Au-delà des questions locales, Chantal
Ferté, présidente du syndicat cantonal de Senlis, et Bruno Lagache, celui
de Pont-Sainte-Maxence, ont reçu le président et le secrétaire général de
la FDSEA pour un tour d’horizon de l’actualité syndicale.
Le plan Sarkozy n’atteint pas les objectifs
attendus par la profession. «Ces mesures sont du saupoudrage et ne
génèrent aucun stabilité financière pour les exploitations
concernées», ont pu signaler certains agriculteurs.
Dans cette conjoncture agricole difficile,
la loi de modernisation agricole a pour ambition d’apporter des réponses
structurelles. Pour autant, il faut être prudent selon Luc Roland, car
«la concentration de l’offre n’est pas toujours la solution». Reste
qu’il paraît bien utile de se pencher sur l’organisation des filières afin
que la valeur ajoutée soit effectivement redistribuée aux agriculteurs.
Sur ce point, la question de l’éthanol fait débat. Les agriculteurs de
Pont et de Senlis ne voient pas d’un bon œil l’idée d’une
mutualisation.
Si l’économie préoccupe, l’environnement
apparaît également comme une épine dans le pied pour beaucoup : «on ne
peut plus avoir des contraintes qui pèsent sur notre compétitivité quand
nos concurrents directs en sont, quant à eux, exonérés». Les contrôles
de l’Onema (Office national de l’eau et des milieux aquatiques) en
particulier suscitent des réactions d’hostilité : «ils ont des méthodes
particulièrement désagréables». Face à cette situation le président de
la FDSEA s’est engagé à faire le point avec la Direction départementale
des territoires afin d’analyser la situation et proposer une méthodologie
de contrôle plus
satisfaisante.