Comme tous les ans à cette époque de l'année,
les membres de la commission consultative se sont réunis au sujet de l'indice
des fermages. Mais, cette année, nous ne pouvons que le constater car il est
maintenant national. Il s'applique sur le loyer
2009 qui devient la base 100 du nouvel indice.
L'an dernier, j'avais exprimé mes craintes
sur l'évolution de l'indice 2010 ; elles s'avèrent justifiées puisque nous
constatons une baisse de 1,63 % à 98,37 par rapport à 2009 (base 100).
Le revenu agricole (RBEA) entre pour 60 %
dans cet indice. Il est en baisse de 17,6 % par rapport à 2008.
Pour l'année prochaine, le prix actuel du blé ne
représente pas le prix moyen de vente des agriculteurs alors que les autres
productions, viande, lait, fruits etc. ne sont pas toutes bénéficiaires ! et
attention au lissage sur cinq ans qui évite ou atténue les dents de scie, mais
n'est pas sans conséquence. Ainsi cette année, on a sorti 2004 de la moyenne
quinquennale qui présentait un RBEA de 709 €/ha pour inclure 598 €/ha de 2009,
ce qui a provoqué une baisse de l'ensemble. L'année prochaine, on sortira le
RBEA de 604 € constaté en 2005 pour entrer le revenu de 2010.
Cette année, le RBEA national lissé sur
cinq ans présente une baisse de 3,05 %.
Les autres 40 % sont issus du niveau
général des prix qui correspond à l'évolution annuelle du prix du produit
intérieur brut (PIB). C'est un élément
stabilisateur qui a permis de réduire la baisse de l'indice qui se situe en
définitive à - 1,63 %.
Au niveau national, bailleurs et preneurs
ont eu beaucoup de mal à se mettre d'accord sur un nouvel indice. Celui-ci n'est
pas idéal car un indice national n'est pas équitable pour des terres et des
productions si variées entre le Nord et le Sud de la France. Également pour notre région Nord-Bassin parisien, il y a trop
d'écarts de loyers d'un département à l'autre pour des terres de même valeur
agronomique et foncière. Je pense qu'un travail essentiel à venir pour les
commissions consultatives de notre région sera de revoir les grilles de fermage.
En 2009, les indices extrêmes étaient de 108,6 en Eure-et-Loir à 139,3 dans la
Somme.
Il faudra à l'avenir un peu d'harmonie si
l'on doit garder cet indice.
Jean-Claude DUPUY, président de la
section des bailleurs de la FDSEA