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FDSEA de l'Oise Rue Frère-Gagne BP 40463 60021
Beauvais cedex
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Serrons-nous les coudes !
En arrivant à la réunion, j’ai d’abord été
surpris par l’effectif un peu faible à mon goût. Cela reflète peut-être la
diminution des adhésions syndicales, alors que c’est dans la difficulté
qu’il faut se serrer les coudes... Il faut croire que l’annonce,
l’avant-veille, d’un accord pour le deuxième trimestre a fait perdre un
peu l’intérêt à ces réunions.
Dans le débat, il y a eu des allusions à
l’action de l’Apli : le lobbying y est aussi opéré au plus haut niveau. Je
n’ai pas ressenti d’unanimité sur les moyens à mettre en œuvre (blocages,
grève, actions contre le grandes surfaces...), qui laissent parfois des
rancœurs. Il nous faut être complémentaires et au minimum synchronisés
dans nos actions. L’idée de regrouper l’offre paraît bonne, mais il faut
aussi faire évoluer les mentalités !
Avec le recul, je suis presque déçu que nous
nous ne soyions pas confrontés aux industriels. Je suis persuadé que l’on
va y perdre des plumes dans la négociation sur les nouveaux index et le
temps jouera en notre défaveur : comment mobiliser en pleine moisson, sauf
si nous savons nous organiser pour tenir l’ultimatum ?
François Gravelle, éleveur à
Haute-Épine | |
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Trop de lassitude chez les éleveurs !
Nous avons regretté qu’à Monceaux-l’Abbaye, il
y ait peu de monde et que personne n’ait émis une solution pour continuer
le combat
À Crèvecœur-le-Grand, il n’y avait pas assez
d’éleveurs. Christophe Beeuwsaert a expliqué le déroulement des opérations
«coup-de-poing» décidées au dernier moment devant l’usine Lactel à
Clermont et la préfecture à Beauvais, avant de demander l’opinion de la
salle pour savoir comment continuer le combat. À peine la moitié des
éleveurs présents ont posé des questions, proposé quelques solutions
d’actions sans que l’on prenne de décisions concrètes.
Il serait peut-être intéressant que nos
responsables départementaux FDSEA et JA engagent un dialogue avec ceux de
l’Apli pour combattre le manque d’unité dans les rangs des
éleveurs.
Autre idée : tout en restant dans la légalité,
ne serait-il pas possible que chaque agriculteur aille déposer plainte,
par une simple main courante, contre nos intermédiaires qui mettent en
danger notre avenir et celui de nos entreprises, pour mise en danger
d’autrui en quelque sorte ?
Marylise et Martial Blancart, éleveurs à
Sommereux
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