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FDSEA de l'Oise
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Lait : maintenir la pression !

Nous avons déjà évoqué, dans notre précédente édition, les deux premières de ces réunions ; la première avait eu des prolongations, avec une manifestation spontanée à la préfecture, la seconde avait eu lieu le soir-même de l’annonce de l’accord sur les prix pour le 2e trimestre 2010, dissipant ainsi certaines craintes.

Dans le Noyonnais, la réunion s’est tenue le 31 mars chez Bertrand Chauffier, agriculteur à Cannectancourt. Les échanges ont été nombreux avec Christophe Beeuwsaert et Alain Gilles pour débattre des difficultés que connaît la filière. Même si l’accord de l’an passé a été finalement accepté par les industriels, les problèmes demeurent toujours et les producteurs demandent plus de garanties.

Ils ont soulevé la discrimination qui existe avec les autres pays d’Europe qui ont un prix du lait payé, pour certains, moins cher et souvent avec des coûts de production inférieurs et parfois avec des aides directes. «En France, nous fermons les robinets et pendant ce temps, on importe du lait étranger. Il faut harmoniser au sein de l’Union européenne».

Même si l’observatoire des prix a été mis en place, les producteurs demandent du concret pour que, avec les consommateurs, ils ne soient pas les oubliés de la filière. «Nous devons fixer des objectifs, cibler les fautifs et donner des délais dans nos actions à mettre en place».

Les coopératives n’ont pas été épargnées dans les discussions. Les agriculteurs ne se sentent plus écoutés et leurs intérêts mal défendus. À l’heure où on parle de contractualisation, certains contestent le non respect des statuts. Pour exemple, il est parfois impossible d’obtenir un récapitulatif de parts sociales. Christophe Beeuwsaert a rappelé la nécessité de «prendre place en tant qu’administrateur pour faire entendre notre voix».

Les éleveurs ont conscience de la complexité du dossier, mais n’entendent pas pour autant baisser les bras. Ils seront prêts à se mobiliser si leurs revendications ne sont pas entendues et ont rappelé que l’État ne doit en aucun cas se désengager.

Jean-Noël Ribéry

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