Lait
Une victoire syndicale
a FDSEA a organisé 4 réunions d'informations et de
débats à l'intention des producteurs de lait. Elles n'ont réuni qu'à peine 200
personnes. Une organisation syndicale concurrente, l'Apli, en a organisé une à
Formerie pour les éleveurs de plusieurs départements et il y en avait plus du
double ! Les difficultés semblent pourtant les mêmes pour tous les
producteurs... Alors, problème de communication, d'organisation ?
Pascal Foucault a rencontré les responsables
régionaux de l'Apli et a participé à cette réunion pour laquelle il y a eu un
gros effort de communication, souvent par des invitations faites à domicile. Il
explique la différence de présentation entre la FNSEA, qui propose des solutions
économiquement viables pour la filière, et celle de l'Apli, sectorielle, qui dit
aux producteurs ce qu'ils veulent entendre : être normalement payés de leur
travail, ce qui aboutit, selon cette organisation de producteurs laitiers
indépendants, à un prix à la production de 400 euros/1.000 litres... qu'il
suffit peut-être de demander, pardon, d'exiger pour l'obtenir des industriels !
Elle promet aussi le maintien des quotas, en
semblant ignorer que cette demande des producteurs français est isolée dans une
Europe désormais à 27.
Quant aux autres propositions, comme celle de
regrouper l'offre, elles sont faites depuis longtemps par les producteurs réunis
au sein des FDSEA, qui expliquent qu'il est inutile de créer ce qui existe
déjà : l'interprofession, qu'il faut d'ailleurs chercher à renforcer.
Christophe Beeuwsaert ajoute qu'il revient aux producteurs d'être présents dans
les instances de décision des coopératives ou des groupements de producteurs
existant auprès des laiteries privées.
Quoi qu'il en soit, l'accord du 3 juin dernier,
arraché par la FNPL, reste appliqué pour le second trimestre 2010, même s'il est
loin d'être satisfaisant.
Il a pourtant permis la remise sur pied de
l'interprofession et a apporté pour ces trois prochaines payes une amélioration
du prix de 16 euros/1.000 litres payé par des industriels qui voudraient
s'aligner sur les prix allemands, beaucoup plus faibles. Et il faudra que les
producteurs négocient pour le 3e trimestre les index pour le
calcul de prix qui doivent tenir compte des coûts de production.
Tous ensemble, les producteurs seraient plus forts, durablement
plus forts.
B.L.