6 mai, 17 h 15 : nous entrons dans la cour
d’honneur de l’Élysée. Le lieu est impressionnant. J’imagine tous ces hommes qui
ont fait l’histoire de notre République.
Très vite, nous revenons sur terre et sur les points
précis de notre entrevue. Christophe Beeuwsaert ne me laisse pas le temps des
présentations, il est déjà dans le vif du sujet : «depuis le 27 avril, des
paroles, mais pas de concret !» Durant près de 2 heures, nous avons défendu
notre modèle d’agriculture. Jean-François Morviller a défendu l’installation des
jeunes et le projet gagnant-gagnant élevage-céréales. Les mots régulation,
organisation, répartition des marges, vivre du prix reviennent souvent.
Mais nous sommes venus pour obtenir du concret. Nous
insistons fortement sur nos revendications :
1 - stop à toute nouvelle contrainte environnementale
dès 2010 ;
2 - baisse des charges MSA en 2010 en calculant
l’assiette sur le revenu 2009.
Nos demandes sont simples et précises : regagner de
la compétitivité et de la trésorerie.
Nos interlocuteurs, dont Cédric Goubet, réaffirment
l’attachement du Président de la République au dossier agricole. J’apprécie dans
les échanges son pragmatisme. Il se montre très sensible à nos revendications.
Cédric Goubet a affiché sa détermination pour régler au plus vite nos
difficultés bien souvent franco-françaises.
Notre préfet, Nicolas Desforges, par sa présence et
toute sa conviction à obtenir des résultats, a démontré une fois de plus son
attachement aux agriculteurs de l’Oise et à l’activité économique de notre
secteur. Avec cette rencontre, nous démontrons une fois de plus notre
détermination pour avancer vers des mesures de bon sens. Ensemble, nous serons
très vigilants : les paroles et les mots sont importants ; les actes sont
indispensables et avant la moisson !
Luc
Smessaert