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Manif du 27 avril à Paris
Ce qu'il en disent
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Joël Cottart, président d'Agora,
secrétaire général adjoint de l'AGPB
"Il y va de la pérennité de nos
exploitations"
Dans le cadre du bilan de santé
de la Pac, pour justifier les prélèvements conséquents sur nos soutiens à
partir de la récolte 2010, Michel Barnier nous prédisait l'an dernier des
prix durablement élevés. Durablement élevés, cela n'a été vrai que pour
nos charges ! Aujourd'hui, un an après, les cours sont revenus au niveau
bas d'avant 2007 impactant au plus fort les résultats de nos
exploitations.
Qu'en sera-t-il l'an prochain avec le prélèvement
de 80 à 100 euros à l'ha de nos soutiens ? Et déjà se profile la réforme
de 2013 avec encore moins de soutiens, plus de volatilité des cours et
moins de filets de sécurité (remise en cause de l'intervention).
Jamais depuis ces trente
dernières années, la manifestation de nos mécontentements, de nos
inquiétudes, n'aura été aussi justifiée. Il y va de la pérennité de nos
exploitations.
C'est pourquoi nous devons être nombreux le
27 avril.
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Gilles Bollé, président
du Syndicat betteravier de l'Oise
"Notre beau métier mérite un
revenu"
Je suis sûr que nous serons
nombreux à Paris ce 27 avril. La situation est telle qu'aucun d'entre nous
ne pourra rester travailler à la ferme.
Nous irons à Paris en tracteur ou
en car pour défendre notre beau métier : ce beau métier mérite un
revenu. Pour cela, nous demandons non pas des subventions, mais une Pac
forte, capable de réguler les marchés, aussi bien pour les consommateurs
que pour nous, les agriculteurs.
Nos produits de qualité
assurent une nourriture saine pour nos concitoyens, nous en sommes fiers,
mais cette production a un prix. À nous de montrer notre détermination
dans la plus belle capitale au monde, la France et l'Europe nous
regardent. Dans le calme et la sérénité, défendons notre dignité de
producteur.
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Denis Pype, président de
Groupama Oise
«Nous devons tous
nous mobiliser»
Mardi 27 avril,
il faut tous se mobiliser. Il faut se mobiliser parce que nous subissons
des coûts de production qui nous rendent moins compétitifs, y compris au
plan européen. Il faut se mobiliser parce que nous subissons des
contraintes franco-françaises qui sont inacceptables.
Il faut donc se
mobiliser pour obtenir des mesures de régulation des marchés pour éviter
la volatilité des prix de nos produits. Toutes les mesures doivent être
envisagées pour cette régulation, tels que des outils de gestion des
stocks et des outils assurantiels chiffre d’affaire ou revenu afin
d’éviter les aléas sur nos résultats.
Nous
devons tous nous mobiliser pour défendre ces
revendications.
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Rémi Haquin, président de
Valfrance et de l’OniGC
«Nous avons de
multiples raisons pour aller manifester»
Parce que nous
croyons que l’agriculture n’est pas un problème mais bien une chance pour
la France et l’Europe dans le monde ouvert du XXIe siècle ;
parce que notre industrie agroalimentaire ne peut se développer qu’à
partir d’une agriculture économiquement compétitive ;
parce que
l’entretien de nos territoires et de nos paysages est la conséquence d’une
activité agricole économiquement viable ;
parce
que l’agriculture, tributaire du climat, ne peut se passer d’organisation
et de régulation ; parce que notre compétitivité nécessaire à la
satisfaction des clients et des consommateurs, passe par une politique de
soutiens économiques ; parce que nous avons besoin d’un allègement des
charges et contraintes administratives de toute nature qui pèsent sur la
rentabilité de nos exploitations : pour toutes ces raisons, tous les
agriculteurs de l’Oise, pour se faire entendre et comprendre des pouvoirs
publics régionaux, français et européens, doivent impérativement
participer à la manifestation du 27 avril.
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Olivier Crécy, président
de Force 5 et de la section ceréales-oléoprotéagineux de la FDSEA
«Nous faire
entendre»
Perte des DPU,
coût de revient du blé à plus de 140 euros : il manque aujourd’hui 500
euros/ha produit.
Je veux me faire
entendre.
Des
tracteurs dans Paris, c’est du jamais-vu. Le 27, je serai à Paris.Nous
sommes tous concernés et il faudra certainement d’autres actions
après.
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