Cette réunion de bureau de la FDSEA a fait le
bilan de la manifestation du 27 avril : un manifestation très bien réussie, bien
relayée par les médias, bien accueillie par le public, mais qui demande des
résultats concrets.
Depuis, les responsables professionnels
multiplient les contacts auprès des responsables politiques. Luc Smessaert et
Cédric Thomassin ont été reçus le 30 mai en entretien par Nicolas Desforges,
préfet de l’Oise, pour lui rappeler l’ensemble des revendications du monde
agricole.
Les présidents des fédérations régionales ont été
reçus le 5 mai à Paris par Bruno Le Maire, ministre de l’Alimentation, de
l’Agriculture et de la Forêt, qui, par ailleurs, a reçu un courrier de Luc
Smessaert. Dans ce courrier du 7 mai, le président de la FDSEA de l’Oise
rappelle au ministre que les revendications des agriculteurs «visent une
restauration du revenu agricole, qui s’est fortement dégradé ces deux dernières
années, en jouant tant sur le levier des prix des produits agricoles que sur
celui des charges :
1. La régulation des marchés est au cœur de leur
bataille pour des prix plus stables et plus justes.
2. L’harmonisation, au sein de l’Union européenne,
des contraintes environnementales et des charges fiscales et sociales est un axe
majeur dont les agriculteurs attendent des retombées positives.
3. Il apparaît également essentiel de tout mettre
en œuvre pour que les exploitations de grandes cultures puissent faire face aux
nouvelles baisses du soutien communautaire qui s’appliqueront à l’automne 2010,
dans un tel contexte de cours dégradés.
L’accueil populaire que les Parisiens ont réservé
aux agriculteurs et la reprise majoritairement positive par les médias nationaux
et régionaux semblent attester d’un consensus autour des aspirations des paysans
à une rémunération plus juste de leur travail.»
Déjà, le 30 avril, dans un courrier adressé au
préfet et aux parlementaires de l’Oise, Luc Smessaert rappelait l’ampleur de la
manifestation du 27 avril à Paris, qui traduit le mécontentement des
agriculteurs. «L’accueil que leur a réservé la population est un signe fort de
l’attachement des Français à leur agriculture. Si l’ambiance était au dialogue,
que personne se s’y trompe, cette manifestation avait bien pour objet de
dénoncer la situation gravissime dans laquelle se trouvent les agriculteurs
français, dont les producteurs de grandes cultures. Témoignages de soutiens et
articles de presse semblent attester que la population et les médias ont compris
la situation et la détresse du monde paysan. En contraste, le silence des
responsables politiques est assourdissant et scandaleux, voire... irresponsable»
écrit Luc Smessaert, en demandant de rencontrer les parlementaires avant
l’examen du projet de loi de modernisation agricole.
Les premières de ces rencontres étaient
programmées avec le sénateur Alain Vasselle, puis ce vendredi 14 mai avec le
député Édouard Courtial. Les prochaines l’étaient avec le député Olivier
Dassault et le sénateur Philippe Marini. Luc Smessaert devait encore rencontrer
le 12 mai le préfet et Alain De Meyère, directeur départemental des
territoires
B.L.