La section lin de la FDSEA s’est réunie
mardi 15 février sous la présidence de Xavier Talpe à l’occasion du
renouvellement syndical, mais aussi pour faire un point sur la situation des
marchés et des perspectives.
Le marché du lin connaît un
rebondissement imprévu. Alors que, depuis 2004, l’offre est supérieure à la
consommation, en 2010, la demande a fait un bond et est désormais supérieure à
l’offre avec pour effet une diminution rapide des stocks. Xavier Talpe a
toutefois rappelé qu’il est difficile de bien appréhender le marché dans la
mesure où les Chinois sont extrêmement discrets sur leur situation et besoins.
Pour autant, les perspectives sont bonnes et ce n’est donc pas le moment
d’arrêter la production de lin. Entre 2004 et 2010, les surfaces sont passées de
84.000 à 54.000 hectares. «Il est aujourd’hui possible d’augmenter les
surfaces».
Autre sujet pour le lin : la Pac. En
2012, suite au bilan de santé, les aides au teillage ne seront plus versées aux
entreprises, mais vont se retrouver dans les DPU. Le risque est grand dans ces
conditions, pour la réforme de la Pac 2014, de ne plus bénéficier d’aucune aide
spécifique au lin avec l’oubli de la référence historique. La Fédération
nationale des producteurs de lin travaille le sujet avec les producteurs de
chanvre. Ces productions ont en effet des atouts bénéfiques et répondent à la
préoccupation de l’Union européenne de développement, entre autres, des
agro-matériaux. Ces développements présentent un intérêt environnemental
certain, en particulier sur les gaz à effets de serre et répondent aux objectif
annoncés par la Commission. La filière défend donc l’idée d’une aide spécifique
sur le lin et le chanvre après 2014. Reste la situation entre 2012 et 2014 et,
sur ce point, rien n’est prévu pour l’instant.
Laurent
Mingam