L’avis scientifique doit primer sur l’opinion publique. C’est avec cette réflexion qu’Olivier Crécy introduisait les débats. La règlementation est à l’ordre du jour partout dans le quotidien des agriculteurs. Des règlements bien souvent incompris parce que incohérents avec le bon sens agricole. Exemples : le 100 % couverture Cipan, les IFT phytos, freins à la fertilisation alors que la protéine se demande pour l’export.
Plus pertinent est le revenu des agriculteurs : l’équation revenu 2011 est formée de bons rendements, sauf dans l’Oise, un prix de marché marqué par la parité euro-dollar et par les coûts de production. Ceux-là sont devenus extrêmement variables, la fourchette sur les intrants de -+ 14 % est passée à +- 40 % ! Alors qu’elles sont les marges d’adaptation ?
Le système assurantiel semblerait utile en cas de coups durs sur les rendements. La recherche sur les obtentions végétales doit être encouragée, la nouvelle loi en assure le financement (à quand une variété de blé résistante au stress hydrique ?).
Autant de sujets abordés et discutés avec Luc Smessaert et Emmanuel Pigeon qui ont cités le projet Pivert et la Nuit verte à Paris.
On en vint à la Pac 2014-2020 avec le verdissement marqué. Et les agriculteurs d’exprimer un certain désenchantement quant aux MAE car la rigueur sur les délais de paiement laisse à désirer.
Gérard BRAURE

