Suite au rapport sur les interprofessions
viticoles remis par Jérôme Despey, président de la Commission viticole de la
FNSEA, au Ministre de l'Agriculture, ce dernier s'était engagé à rencontrer les
représentants de la filière pour tirer les orientations de cette mission. La
FNSEA était représentée lors de ce rendez-vous par le président et le
vice-président de la Commission viticole.
Cette réunion a également été l'occasion de
revenir sur plusieurs préoccupations de la filière, notamment les problématiques
de vins sans indication géographique (VSIG), de consommation des crédits de
l'enveloppe de l'OCM vitivinicole, de droits de plantation et de positionnement
de la viticulture dans la PAC après 2013.
Concernant les bassins viticoles mis en place il
y a environ deux ans, le Ministre a estimé que, comme préconisé par le rapport
Despey, le nombre de bassins actuel représente le bon équilibre, même s'il est
nécessaire de tenir compte des réalités du terrain, notamment au niveau de la
Provence. Le Ministre considère également nécessaire le rapprochement des
interprofessions IGP et AOC d'une même zone, dans l'objectif d'une stratégie
partagée.
La loi de modernisation de l'agriculture
encourage d'ailleurs les fédérations d'interprofessions et les conventions entre
interprofessions afin de mutualiser les moyens.
Dans cette logique, le ministère souhaite donc
que les conseils de bassin se réunissent au plus vite afin de prendre dès à
présent des orientations.
Sur la partie du rapport relative aux
financements alloués à la promotion, à la recherche et au développement, la
filière, dont la FNSEA, a insisté sur la nécessité de pérenniser, au minimum
pour les cinq prochaines années, les crédits dont dispose actuellement la
filière au sein de France AgriMer. Cependant, le ministère souhaite plutôt
partir sur un engagement triennal.
Concernant la segmentation sur les vins sans IG,
le Ministre estime que la coordination entre les trois segments de marché est
indispensable. L'ANIVIN de France doit utiliser les outils disponibles pour
favoriser la contractualisation.
Sur le sujet de la contractualisation
d'ailleurs, le Ministre laisse la main aux interprofessions viticoles, avec
possibilité pour la filière de revenir vers le ministère si nécessaire.
Le Ministre assure que les moyens humains
réclamés par la filière pour une meilleure fluidité dans la gestion des dossiers
d'aide de l'OCM ont été débloqués. Il a réaffirmé sa volonté de ne pas faire
remonter de crédits à Bruxelles cette année.
Sur les droits de plantation, le Ministre est
défavorable à la suppression des droits. De plus, il encourage la filière à se
positionner sur les enjeux pour la viticulture dans la PAC après 2013.