C’est un premier pas qui a été fait hier et qui va dans le bon sens. En effet, c’est bien vers une évolution du financement de la protection sociale que l’on se dirige. Nous notons au passage que la TVA sur les produits alimentaires n’est pas concernée.
En revanche, les modalités d’exonération sur les salaires nous laissent sceptiques car nous souhaitons que les emplois de production soient réellement touchés. La complexité des mécanismes à mettre en oeuvre ne devra pas faire oublier l’efficacité.
La France change la donne, et c’est une bonne chose, mais la FNSEA sera attentive aux conditions d’application pour que d’une volonté nous arrivions à une vraie chance !
Notre pays s’engage dans une nouvelle voie où le moteur de croissance ne sera plus uniquement basé sur la consommation. C’est un changement majeur et essentiel pour l’avenir.
On ne pouvait pas continuer à tout miser sur ce seul élément.
Il s’agit désormais d’aller vite car notre pays a assez perdu de temps et d’emplois pour que
nous nous autorisions encore des palabres pendant que d’autres gagnent de la compétitivité et des parts de marché.
D’autre part, la création d’une banque de l’industrie peut être une réelle opportunité : recherche, investissement, innovation sont indispensables pour les filières agricoles et agroalimentaires qui espèrent qu’une part des engagements leur sera consacrée.
Enfin, les déclarations du Président sur la redensification des villes peut permettre probablement de réduire l’artificialisation des sols et de protéger « finalement » le foncier
agricole.