Aider les agriculteurs en difficultés

Retour Partager sur facebook Partager sur tweeter Imprimer l'article
Envoyer l'article par e-mail

Envoyer cet article par mail

Fermer

250 signes(s) restant(s)

 

* champs obligatoires

Une réunion de bureau FDSEA a eu lieu le 22 février dernier.

Entre 20 et 30 % des exploitations de l’Oise connaissent des difficultés conjoncturelles ou structurelles. La baisse du revenu agricole, conséquence de prix devenus trop bas, a engendré un surendettement dont certains ne pourront se relever si les prix à la production ne sont pas revalorisés rapidement.

Lors de la réunion de bureau de la FDSEA, son président, Guillaume Chartier, a présenté la convention de partenariat sur l’accompagnement des exploitations fragilisées ou en reconversion professionnelle, signée au niveau national entre les Chambres d’agriculture et la FNSEA. Cette convention sera déclinée dans l’Oise du fait du nombre important d’exploitations qui connaissent des difficultés, parfois profondes, que ce soit en élevage ou en grandes cultures. Si 200 agriculteurs se sont déclarés en cellule d’urgence, ils ne pouvaient qu’être éleveurs, dont certains ont ou vont percevoir des aides. Mais ces aides seront toujours insuffisantes tant que la production agricole n’est pas une activité rentable.

Et tous les agriculteurs touchés par la crise ne sont pas connus et on se heurte souvent au fait que les agriculteurs ne connaissent pas leurs propres chiffres. Il existait une cellule Agridiff, qui ne fonctionne plus depuis que la MSA et le Crédit agricole n’y participaient plus réellement. La FDSEA souhaite donc que soit rapidement mise en place une association départementale, en y associant la Chambre d’agriculture et les JA, et à laquelle toutes les organisations agricoles seraient appelées à siéger, pour détecter les agriculteurs en difficultés. Le but est de tenter de leur apporter une aide réelle pour redresser leur situation ou de les aider pour une reconversion professionnelle.
Les situations les plus fragiles restent parfois inconnues parce que les agriculteurs concernés ne veulent pas faire la démarche de déclarer leurs difficultés et l’endettement n’est pas forcément visible : il peut être à la banque, à la coopérative, auprès des fournisseurs, de la MSA... Et parfois des prestataires ou la banque, décident de lâcher de façon abrupte leurs mauvais payeurs.

Une solution qu’il faut tenter d’éviter, en repérant toutes les situations difficiles - qui pourraient être signalées par les centres de gestion - et en proposant des diagnostics, sur des financements publics, pour aider les agriculteurs à s’en sortir. Cette association serait totalement indépendante et appelée à travailler en toute confidentialité.

Communication
Parmi les autres sujets analysés lors de cette réunion mensuelle du bureau, Guillaume Chartier est revenu sur la visite dans l’Oise, le jeudi précédent, de la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal. Une rencontre a pu être organisée avec la FDSEA et les JA, qui ont pu expliquer la réalité des pratiques agricoles et la lourdeur des charges et normes qui leurs sont imposées. Sur ce sujet, une nouvelle vague de mises aux normes de bâtiments d’élevage, théoriquement à faire avant la fin de l’année, a été évoquée ; elle concernerait quelques dizaines d’éleveurs, dont certains vont, soit réduire leur cheptel pour descendre en-dessous du seuil, soit arrêter l’élevage, avec la difficulté cependant de ne pouvoir retourner leurs prairies. Cette incohérence a été de nouveau dénoncée.

Les responsables syndicaux sont par ailleurs revenus sur les actions syndicales passées. Après une rencontre régionale avec les enseignes de la distribution, qui ont toutes signé la charte des valeurs de la FNPL, la même démarche est faite avec les industriels de la transformation, le mercredi 24 février (voir en page 9). Si des industriels refusent le dialogue, leurs sites risquent d’être «visités» par les agriculteurs...

Parmi les autres sujets abordés, il y a eu la hausse du prix des pulpes contractualisées, les surfaces non agricoles à actualiser dans les registres parcellaires pour les déclarations Pac, ou encore le désaccord avec GRT Gaz pour la construction de l’artère du Santerre, GRT Gaz refusant, comme pour le tracé Arc de Dierrey, la convention de suivi agronomique. Puis il y a la préparation de la semaine de l’agriculture, formidable moyen de communication que le monde agricole aurait tort de boycotter ou de perturber.

La vidéo du moment

Rapport d'activités 2016

Toutes les émissions dans la médiathèque