FDSEA: le réseau syndical en élection

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Le conseil d’administration de la FDSEA va être renouvelé, avec des changements liés à la nouvelle structuration des syndicats locaux. La première étape du processus électoral est en cours, pour les délégués communaux.

Les élections dans l’Oise ont commencé début novembre. En effet, les délégués communaux en place et les présidents de syndicats cantonaux ont reçu le matériel de vote pour l’élection des délégués communaux. Dans chaque commune, la FDSEA est représentée par un délégué communal, choisi et élu par et parmi les adhérents de la commune.


Ce premier échelon de proximité est extrêmement important. En effet, la commune est le premier territoire sur lequel des décisions peuvent être prises ayant des incidences sur l’activité agricole. C’est le cas en particulier des documents d’urbanisme. Il est donc important, dès cet échelon, que les agriculteurs soient organisés.

Un réseau syndical qui se réorganise
Dès 2017, le syndicat cantonal est appelé à disparaître. En effet ,les cantons, anciennes circonscriptions électorales des conseillers généraux, ont disparu. Les nouveaux cantons, circonscriptions électorales des conseillers départementaux, plus grands et regroupant parfois jusqu’à plus de 100 communes, sont apparus inadaptés pour organiser des nouveaux syndicats cantonaux. En effet, l’enjeu essentiel pour le syndicat est d’être organisé à un échelon qui prend des décisions, c’est-à-dire un échelon où une représentation des agriculteurs apparaît utile afin de défendre le point de vue des agriculteurs.


Dans ce contexte, la loi Notre (nouvelle organisation territoriale) a donné aux communautés de communes des compétences nouvelles parmi lesquelles l’élaboration des plan locaux d’urbanismes intercommunaux (PLUi). Il est ainsi apparu essentiel d’organiser le réseau syndical en lien.


Au 1er janvier 2017, en application du schéma départemental de coopération intercommunale, le département de l’Oise comptera 18 communautés de communes, contre 24 aujourd’hui. Certaines apparaissent également, comme les nouveaux cantons, d’une taille importante. Aussi est-il proposé, pour l’organisation du réseau syndical, de transformer les anciens syndicats cantonaux en syndicats d’exploitants agricoles locaux (SEA) dans le périmètre des communautés de communes, quitte à organiser plusieurs SEA dans une même communauté de communes. Il apparaît en effet important pour la Fdsea d’assurer, non seulement la représentation territoriale des communautés de communes, mais aussi de conserver le bon niveau de proximité pour les SEA locaux.


Les délégués communaux élus sont donc administrateurs des SEA ainsi que les délégués des sections et ce sont eux qui éliront, en janvier 2017, les présidents et les bureaux des SEA locaux.

Un calendrier jusqu’en mars 2017
Les élections des délégués communaux doivent être réalisées courant du mois de novembre. L’étape suivante du renouvellement syndical sera l’organisation des assemblées générales des anciens syndicats agricoles cantonaux afin d’adopter les statuts des nouveaux SEA locaux.

Cette étape sera réalisée dans le courant du mois de janvier, comme habituellement.
Les présidents des SEA et les présidents des sections départementales se réuniront ensuite fin février-début mars pour installer le nouveau conseil d’administration de la Fdsea et élire les membres du bureau. Suivront les élections en Frsea puis à la Fnsea fin mars.

L’engagement syndical
À chaque échelon, le choix de la FDSEA, c’est une représentation des agriculteurs par des agriculteurs. Cela participe de la force et de la crédibilité du syndicat. Le syndicalisme fonctionne d’abord par le militantisme de ses membres. C’est la force du groupe.

Ainsi que le rappelle Guillaume Chartier, président de la FDSEA : «il faut se souvenir que s’engager dans le réseau, c’est important (…), il faut donner un peu de son temps, plus ou moins selon son engagement, mais l’on reçoit beaucoup aussi. On reçoit en effet des échanges que l’on a, des rencontres que l’on a la chance de faire, des informations dont on peut disposer. Cela est utile pour soi-même, pour notre capacité d’appréhender l’avenir avec une vision plus approfondie de certains enjeux. Sans engagement il n’y aurait pas de syndicalisme. Et sans notre syndicalisme, que serait la défense de notre métier ? Tous les outils dont nous disposons aujourd’hui sont nés de l’engagement syndical. Pour construire notre avenir, c’est de ce même engagement dont nous avons tous besoin, collectivement et chacun pour nos entreprises. Parce que notre métier change, parce que notre environnement évolue, notre réseau lui aussi s’adapte.»

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