SEA Pays de Valois: un tour exhaustif des dossiers

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Les agriculteurs du SEA Pays de Valois se sont réunis lors de l’assemblée générale le 15 janvier à Cuvergnon.

A la tribune, Cédric Thomassin, Guillaume Chartier, Laurent Lefèvre, de la Dreal, et Damien Heurtaut.

Après l’accueil des participants et la présentation des membres de la tribune, Jean Lefèvre, président du SEA Pays de Valois, a exposé l’ordre du jour de l’après-midi.
La réunion a débuté par une explication des départs de Laurent Mingam, ancien directeur, et de Guillaume Chartier, ancien président de la FDSEA60. Régis Desrumaux, secrétaire général de la FDSEA 60, et Thierry Bourbier, président par intérim de la FDSEA60, sont venus expliquer les évènements passés et les décisions prises par le conseil d’administration et répondre aux nombreuses questions des adhérents. Après de multiples discussions, Guillaume Chartier a clôturé le sujet : « Laurent avait de nombreuses compétences et en a fait profiter les agriculteurs du département. […] Je n’étais plus le bon chef d’orchestre pour diriger le collectif. Mais je portais et je porte toujours la liste FDSEA 60 + JA 60 pour les élections Chambre d’agriculture. Ma décision de laisser mon poste de président a été prise sereinement, j’ai amené ma pierre à l’édifice et j’en suis fier.»
L’assemblée générale s’est poursuivie par la présentation des élections Chambre d’agriculture et du projet de la liste FDSEA 60 + JA 60, par Hervé Ancellin, agriculteur à Bienville et tête de liste.
Sur le premier point du projet «une agriculture attractive : l’audace de s’installer, l’envie de transmettre», Hervé Ancellin précise, à propos de l’artificialisation des terres : «dans l’Oise, 600 ha de terre agricole disparaissent par an.» Le second point du projet est «une agriculture de progrès pour vivre dignement de son métier». Cédric Thomassin, agriculteur à Crépy-en-Valois, réagit : «Il y a une différence entre les agriculteurs autour de Lille et Lille et nous et Paris car il y a des frontières départementale et régionale.» Le 3e point concerne «une agriculture reconnue pour ses multiples contributions».
Thierry Bourbier a alors présenté la charte agri-api avec l’Oise Apicole. Le 4e point du projet parle «d’une agriculture de projets pour une vitalité économique des territoires» Hervé Ancellin l’image par le canal Seine Nord Europe. Enfin, le dernier point est «une agriculture au cœur du projet européen», avec une volonté de réelle simplification des démarches : «Nous sommes de plus en plus dans notre bureau plutôt que dans nos champs à faire notre métier» précise Hervé Ancellin. Grégoire Proffit, agriculteur à Lagny-le-Sec, réagit : «Il faut communiquer sur les votes des députés du département. Les agriculteurs sont des électeurs et ne sont pas au courant des votes de leurs députés. Il faut noter dans l’Oise Agricole à chaque vote concernant l’agriculture : présent/absent et orientation du vote.»
Pour conclure, Alice Avisse, agricultrice à Boissy-Fresnoy, interpelle : «Votez et faites voter vos voisins. Et votez pour la bonne liste !» Guillaume Chartier précise : «Les élections Chambre d’agriculture représentent également un financement. Notre principal concurrent l’utilise une fois tous les six ans pour communiquer, alors que nous l’utilisons tout au long de la mandature pour travailler.» Enfin, Cédric Thomassin explique : «C’est le seul moment en six ans où on peut montrer aux administrations le poids de notre réseau.»
La réunion a continué sur les sujets d’actualité locaux : les orages, inondations et coulées de boue du printemps dernier, la cartographie des cours d’eau, les travaux de la Nationale 2, les dégâts de gibier, la méthanisation, le groupe Tereos et l’augmentation de la RPD. Concernant les coulées de boue, Damien Heurtaut, président de l’arrondissement de Senlis et vice-président du SEA, relate les évènements de l’année passée. «Du 22 mai au 6 juin, plusieurs intempéries se sont produites : grêle, eau, coulée de boue. Il y a eu un gros mécontentement de la population et des maires, qui accusaient parfois les agriculteurs. Nous avons donc rencontré le sous-préfet afin d’apaiser les choses. Aujourd’hui, il faut décider de ce que l’on fait pour les années à venir.» Après de nombreux échanges, il a été décidé de créer un groupe de travail avec la communauté de communes, qui a la compétence sur ces sujets.
La cartographie des cours d’eau a été présentée par Thierry Bourbier et Bruno Haas, agriculteur à Réez-Fosse-Martin : «Elle est quasiment terminée. Nous demandons maintenant une fusion avec les cours d’eau BCAE pour la conditionnalité.»
Concernant la Nationale 2, Alice AVISSE précise : «Les travaux devraient commencer en mars.»
Les dégâts de gibier ont été présentés par Lucie Deterpigny. Michel Meignan, agriculteur à Orrouy, interpelle : «La Fédération des chasseurs de l’Oise ne fait plus de prévention aux dégâts, comme la pose de clôtures par exemple, et c’est un vrai problème.» Jean-Louis Parmentier, agriculteur à Vez, explique : «L’utilisation de drones aide beaucoup à l’estimation des dégâts.»
Concernant la méthanisation, Jean Lefèvre demande à tous les agriculteurs souhaitant développer un atelier de méthanisation de contacter Lucie Deterpigny (07 88 43 78 69 ou lucie.deterpigny@fdsea60.fr) pour répertorier et se défendre collectivement. Jean Lefèvre est de son côté en contact avec GRDF.
À propos de Tereos, Jean Lefèvre annonce : «Nous allons essayer de rester dans le politiquement correct.» Luc Roland, agriculteur à Montépilloy, et Jean-Louis Parmentier, s’expriment à tour de rôle : «Il faut mesurer les conséquences de tous les actes et ce, des deux côtés», «Il y a des torts des deux côtés, il y a des choses qui ne vont pas depuis quinze ans et rien n’était dit», «Notre problème en tant que planteur, c’est de savoir si on a un groupe clean ou non. Il y a des choses qui ne fonctionnent pas et il faut les faire évoluer.» Sébastien Cuypers, à Boissy-Fresnoy, réagit : «On savait que les quotas allaient s’arrêter et on ne s’en est pas souciés. Aujourd’hui, la betterave sucrière n’est plus rémunératrice et c’est ça le problème.» Jean Lefèvre conclut : «Allez dans vos assemblées Tereos».
Enfin, concernant l’augmentation de la redevance pollution diffuse, Christophe Grison, agriculteur à Mareuil-sur-Ourcq, précise : «J’ai calculé sur ma ferme, ça représente plus de 78 % d’augmentation et encore, je ne suis pas producteur de pommes de terre.»
L’assemblée générale s’est conclue par une standing ovation pour Guillaume Chartier, avant de boire un verre et de continuer les échanges dans la convivialité.
Lucie Deterpigny

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