Rencontre avec les parlementaires

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FDSEA et JA 60 ont rencontré les parlementaires de l’Oise lundi 13 juin matin. À la suite du rendez-vous en préfecture, le relais permet de porter les dossiers au plan législatif et réglementaire.

FDSEA et JA 60 ont sollicité les 11 parlementaires de l’Oise, 7 députés et 4 sénateurs, pour les rencontrer et échanger sur les problématiques agricoles d’actualités.

Guillaume Chartier a rappelé, au cours de cette rencontre, «l’importance du lien et des échanges entre les agriculteurs dans notre département et les parlementaires qui peuvent en faire le relais au niveau national car, en effet, l’agriculture est un secteur économique majeur de notre département».

Le premier sujet d’alerte de cette rencontre visait la crise économique agricole. Le projet de loi Sapin 2 a ainsi été évoqué. Fdsea et JA 60 ont ainsi présenté leurs priorités pour ce projet de loi de modernisation de l’économie, à savoir plus de transparence dans les filières, avec une amende plus significative pour les groupes qui ne publient pas leurs comptes, mais aussi une inversion de la mécanique de négociation des prix. En effet, le souhait du syndicalisme est d’inscrire dans la loi l’exigence de négociation dans un premier temps entre agriculteurs et industriels puis, dans un second temps, entre industriels et distributeurs. Et non l’inverse.
Ceci devant permettre d’assainir certains débats et de mener les négociations «dans le bon ordre afin que les agriculteurs ne soient plus la variable d’ajustement» ainsi que l’a précisé Christophe Beeuwsaert, secrétaire général de la FDSEA.

«La crise est économique, mais également morale» a également rappelé Christophe Beeuwsaert relevant «tous ces reportages, ces articles, ces attaques qui subissent les agriculteurs et qu’ils se prennent de plein fouet sur le bien-être animal, sur les phytos, même sur les inondations ici ou là». Sur toutes ces thématiques, il a été relevé et admis par tous l’importance de porter ensemble la pédagogie et de partager, entre agriculteurs et élus, une même approche de pragmatisme.

Ainsi, FDSEA, JA et parlementaires sont d’accord pour considérer qu’aucun produit phytosanitaire ne saurait être éliminé tant qu’il n’existe aucun autre produit ou aucune autre méthode applicable à des coûts identiques. Guillaume Chartier a relevé et remercié, sur la loi biodiversité, Alain Vasselle et Caroline Cayeux qui sont intervenus lors du passage de la loi au Sénat. Malheureusement, c’est l’Assemblée nationale qui aura, sur ce texte, le dernier mot qui risque de ne pas être particulièrement favorable, entres autres sur l’utilisation des néonicotinoïdes.

FDSEA et JA 60 ont également pointé auprès des parlementaires les carences de l’État sur la Pac : complexité de l’outil TéléPac, inadaptation du processus d’exclusion des surfaces nons agricoles (SNA) et, surtout, incapacité de l’État à finaliser l’instruction des dossiers Pac 2015 et à verser les soldes des aides Pac 2015. Ils ont ainsi rappelé en particulier que les jeunes agriculteurs et les exploitants ayant changé de situation, de forme sociétaire par exemple, n’ont été réglé que d’une partie forfaitaire des aides Pac non basée sur leurs aides historiques.

Ainsi, pour ces situations, le manque de trésorerie est d’autant plus important et intolérable. «Alors que la situation est déjà bien complexe et que tout bouge dans le monde, avec une conjoncture plus instable, l’État devrait être un point de stabilité, ce qu’il n’est pas aujourd’hui pour les agriculteurs, malheureusement» a ainsi dénoncé Guillaume Chartier.
Sur cette même perception, Frédéric Bisseux et Hervé Davesne, représentant Jeunes Agriculteurs, ont dénoncé le changement des règles par l’État sur les MAE : «changer le mode de calcul des IFT, c’est aujourd’hui pour les agriculteurs casser une dynamique et conduire à des dénonciations de MAE dans notre département alors que cette démarche était bien engagée».

Sur l’ensemble de ces sujets, les parlementaires présents ont apprécié les échanges proposés et relevé l’intérêt de faire ce type de rencontre sur des formats simples et réguliers. Il a ainsi été décidé de renouveler dès le début de l’automne cet échange afin de faire un suivi des dossiers évoqués.

Laurent Mingam

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