À la FDSEA de l’Oise, c’est aussi la rentrée !

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La FDSEA a tenu son conseil d’administration de rentrée syndicale ce lundi 4 septembre à Beauvais.

Conseil d'administration studieux.

Les administrateurs de la FDSEA, réunis à Beauvais sous la présidence de Guillaume Chartier, ont fait un tour d’horizon, après l’été, des dossiers de l’actualité syndicale de rentrée.
Le premier dossier traité a été celui du bilan des récoltes de l’été.

Christophe Grison, président de la coopérative Valfrance, est intervenu au titre de la Fédération régionale des coopératives et présenté les résultats sur le département de l’Oise. «Nous avons cette année un blé de qualité dans notre département, en PS et taux de protéines, mais des résultats très hétérogènes en quantité, a-t-il indiqué. Les rendements moyens sont en effet globalement légèrement en dessous de la moyenne quinquennale, mais plus on monte au Nord-Ouest du département, meilleurs sont les rendements en blé».


Les résultats pour les pois et féveroles sont en revanche catastrophiques et la question de l’avenir de ces productions dans le département est encore un peu plus clairement posée.

Baisse du prix du blé
Mais au-delà de la question du niveau des productions, c’est la question du prix qui inquiète. «Le prix du blé a dégringolé de 30 €/ tonne au cours du mois d’août» a rappelé Hugues Desmet, responsable collecte chez Valfrance. «Les raisons de cette chute des marchés sont bien connues» a-t-il souligné, rappelant l’exceptionnelle récolte Russe estimée entre 80 et 85 millions de tonnes de blé lorsqu’elle s’élevait l’année dernière à 60 millions de tonnes!


Sur ce point, il a été relevé que cette augmentation du volume produit en Russie n’est pas un fait du hasard. En effet, cela répond à un objectif politique clairement fixé par le Président Poutine et l’on constate que les Russes relèvent leur niveau d’exigences, en particulier dans leurs achats de semences, avec désormais un niveau qualitatif aussi important que les Européens.


Le deuxième facteur explicatif de cette situation est à trouver dans les politiques monétaires avec une parité euro-dollar défavorable aux Européens. Le résultat, qui est une anomalie sans doute très ponctuelle sur les marchés, c’est que le prix du blé fourrager est supérieur au prix du blé meunier compte tenu de la saturation des marchés exports !
Cette situation est évidemment problématique pour les polyculteurs après le niveau catastrophique des récoltes 2016. Sur ce point toutefois, Christophe Grison rappelle que «toutes les coopératives sont entre 40 % et 50 % d’engagements». Ce cadre de gestion bien installé est, de fait, un élément en effet rassurant pour le prix payé aux producteurs livrant au prix de campagne en coopérative.

Avance des aides Pac
Le problème conjoncturel reste toutefois entier et les besoins de financement des exploitations dans l’Oise importants. Il est rappelé à cet effet que la FNSEA a demandé et obtenu que soit à nouveau engagé cette année un dispositif d’avance de trésorerie (ATR) des aides Pac. «Ce dispositif n’est pas satisfaisant à plusieurs titres, mais nous en avons malheureusement besoin» a indiqué Guillaume Chartier.
Ludivine Mata, conseillère syndicale à la FDSEA, a donné aux administrateurs les informations relatives à cet ATR : «la demande d’ATR est à faire sur TéléPac dès à présent et avant le 20 septembre pour obtenir le versement de l’ATR au 16 octobre. Les demandes déposées après le 20 septembre seront instruites et payées par l’État au fil de l’eau».
Grégoire Omont, président de la section Employeurs, a dénoncé cette «lourdeur administrative supplémentaire, comme si l’on pouvait refuser que l’on nous verse ce que l’on nous doit plus tôt, c’est complètement absurde».
Régis Desrumaux, secrétaire général de la FDSEA, a rappelé qu’il fallait bien entendu que le maximum d’agriculteurs fassent cette demande et partagé «le ras-le-bol des agriculteurs sur ces procédures». «Mais la demande est très très simple à faire» a souligné Ludivine Mata. La FDSEA a toutefois exprimé le souhait que cette d’ATR puisse être réalisée dès le dépôt de la déclaration Pac pour ne pas avoir à y revenir ensuite.

Terres de Jim
Guillaume Chartier a ensuite évoqué Terres de Jim, exprimant d’abord ses pensées pour tous les jeunes Agriculteurs impliqués depuis des mois sur l’évènement et ceux qui, depuis plusieurs jours, sont en montage pour faire de l’évènement une belle réussite.
Le président de la FDSEA a invité les agriculteurs à être présents nombreux. Il a également indiqué que Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, serait présente sur le stand FDSEA avec Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA, le dimanche. Un temps d’échanges sera organisé à cette occasion pour les adhérents FDSEA durant l’après-midi.

Les missions de la Safer
Autre sujet abordé au cours de ce conseil d’administration: les politiques foncières. Le conseil d’administration avait souhaité entendre et échanger avec le président de la Safer, Sylvain Versluys, sur les missions et interventions de la Safer dans l’Oise. «Souvent, l’on entend des critiques de la Safer, mais très souvent, on ne sait pas ce qu’elle fait vraiment et comment elle fonctionne» a commencé le premier président de la nouvelle Safer désormais constituée en Hauts-de-France.


Les administrateurs ont ainsi eu l’occasion de prendre connaissance des missions et possibilités d’intervention de la Safer, y compris suite aux dernières modifications introduites par la loi d’avenir. Sur ces missions, les administrateurs ont pu échanger et débattre avec le président de la Safer et avec les éclaircissements de Patrick Tournay, opérateur foncier salarié de la Safer pour l’Oise.


Le dossier canal grand gabarit est bien sûr le très gros dossier en cours dans le département mais, au-delà, ce qui est plus méconnu, la Safer propose des conventionnements aux collectivités territoriales pour mettre en œuvre des observatoires fonciers et des conventions de mise à disposition précaire des terres misent en réserve par les collectivités territoriales. «Il est intolérable de voir des terres mises en stocks, inexploitées, parfois couvertes de chardons, alors des dispositifs simples peuvent être mis en œuvre avec la Safer» a indiqué Sylvain Versluys qui, au passage, a adressé ses «félicitations aux Jeunes Agriculteurs qui pointent cette difficulté en semant et en récoltant dans des terres en friches des collectivités: ils pourraient le faire chaque année, cela est une bonne action».

Il y a aussi ponctuellement des interventions qui font débat et, sur ce point, Guillaume Chartier a invité les sections à se saisir des sujets qui posent question pour y travailler et soumettre au conseil d’administration une orientation politique.

CA 4 Sept 2017 Tribune

Régis Desrumeaux, Guillaume Chartier et Bernadette Bréhon.

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