FDSEA : un syndicalisme efficace

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L’union fait la force. Cela est démontré par le réseau FDSEA qui, en recevant le soutien d’un grand nombre d’agriculteurs, enregistre régulièrement des avancées. Les plus récentes obtenues sont le dégrèvement de 35% de la taxe sur le foncier non bâti - ce qui représente une économie de l’ordre de 15€ en moyenne par hectare pour les agriculteurs - ou la marche arrière du gouvernement sur les zones de non traitement (ZNT).

En effet, après la mobilisation syndicale au sein du réseau des FDSEA, la ministre de l’Environnement a finalement pris sa décision, confirmée par le Premier ministre, de ne pas modifier l’arrêté sur l’utilisation des produits phytosanitaires de 2006 ; sans ce revirement fait sous la pression, il y aurait eu interdiction des épandages sur une bande de 20 mètres le long des cours d’eau, fossés, bois et zones d’habitation. Toutefois, le dossier n’est pas clos et la vigilance reste de mise.


Le président Guillaume Chartier rappelait aussi la baisse obtenue sur les cotisations sociales et toutes les mesures pour aider les agriculteurs à passer cette année rendue très difficile par des rendements en net retrait et des prix qui restent beaucoup trop bas, tant en élevage qu’en grandes cultures.$ Et Alain Gille est revenu sur la victoire syndicale pour les producteurs de lait, qui avaient réussi à faire plier le géant Lactalis. Le prix du lait a enfin été revalorisé (pour atteindre au moins 275 €/1.000 litres en moyenne sur 2016), à un niveau qui reste insuffisant, mais une première marche a été franchie. L’action concertée des producteurs a là aussi montré son efficacité, comme elle l’avait fait, dans une autre filière, dans les négociations interprofessionnelles avec Saint Louis Sucre.

Dégâts de gibier
Cette réunion a commencé par un tour d’horizon des cantons. Le sujet des dégâts de gibier a été largement évoqué: la surpopulation de sangliers dans certains secteurs, du Sud-Est du département en particulier, provoque la colère des agriculteurs dont les cultures sont régulièrement détruites.

Plusieurs mesures ont été prises pour tenter d’augmenter les prélèvements de sangliers, avec des autorisations de tirs de nuit par les lieutenants de louveterie - la FDSEA demande le renouvellement de l’arrêté préfectoral - et la gestion des bracelets a été modifiée : elle permet d’anticiper la chasse et les chasseurs peuvent désormais demander le renouvellement de leurs bracelets au tarif unitaire de 20 € ; et après la fermeture générale de la chasse, des bracelets pourront de nouveau être attribués et remboursés s’ils ne sont pas utilisés.

Mais il reste des secteurs où les dégâts aux cultures restent très importants et leur indemnisation est insuffisante.


Denis Pype, conseiller régional et par ailleurs administrateur de la Fédération départementale des chasseurs, disait que chasseurs et agriculteurs ont «intérêt à s’entendre». Les difficultés viennent souvent de chasses privées, qui ont une clientèle qui cherche des gibiers en nombre. Denis Pype regrette que les agriculteurs soient trop peu nombreux à participer dans les commissions d’attribution des plans de chasse.


La situation très difficile de la campagne, qui a amplifié les difficultés que les éleveurs connaissent depuis plus de deux ans, est vécue par l’ensemble des agriculteurs, du fait d’une moisson catastrophique. à la très forte baisse des rendements se sont ajoutés des problèmes de qualité et des prix très faibles, de surcroît en baisse : une triple punition.


La faute aux conditions météo, à la dérégulation des marchés désormais mondialisés et à l’absence d’outils de gestion des risques. Mais il faut chercher à passer le cap et s’organiser collectivement.


Dans le domaine de l’élevage, des audits ont été proposés par le Conseil régional. Sur les quelque 800 audits réalisés sur les 5 départements de notre région, près de 300 ont été rendus, montrant des situations souvent très difficiles, avec un niveau d’endettement global que les éleveurs eux-mêmes, ou certains de leurs partenaires, la banque en particulier, ont découvert. Des restructurations de prêts peuvent être nécessaires, mais certaines banques refusent de les faire.


Willy Balderacchi a par ailleurs évoqué la fermeture des abattoirs qui prive les éleveurs de débouchés en circuit court et pose problème en cas d’accident sanitaire, en ovins par exemple pour lesquels le département de l’Oise risque de passer en zone règlementée au regard de la FCO.

Renouvellement syndical
Le processus électoral dans le réseau syndical agricole a commencé, comme tous les trois ans, la première étape se déroulant au niveau des délégués communaux. Guillaume Chartier rappelait la nécessité de l’organisation de ces élections, en souhaitant une forte participation des adhérents pour une réelle animation du réseau, et l’implication des élus pour la défense de leur profession et des intérêts des agriculteurs dans toutes les instances de décision.


Les prochaines étapes au cours de cet hiver seront à l’échelon des nouveaux syndicats locaux - qui sont à créer, pour remplacer les syndicats cantonaux calqués sur l’ancienne carte administrative - puis au niveau départemental. Un autre rendez-vous est donné entre temps, celui du congrès de la FDSEA, qui se déroulera le mardi 29 novembre après-midi à Bresles. Tous les adhérents de la FDSEA sont invités à y participer.


Au cours de cette réunion du conseil d’administration de la FDSEA, a été votée la reconduction du barème des cotisations syndicales pour 2017. Le montant de la cotisation à la FDSEA sera donc le même qu’en 2016 pour l’an prochain ; viendra une déduction  de 78 € qui a été adoptée pour chaque adhérent qui souscrira un abonnement d’un an à L’Oise Agricole.


Et Régis Desrumaux a présenté le projet de charte de bon voisinage, réalisé en concertation avec de nombreux partenaires, dont la Chambre d’agriculture qui en gère le comité de pilotage, sous la présidence d’Hervé Ancellin, la FDSEA, JA, le Conseil départemental, l’Union des maires de l’Oise, la DDT, la Dreal ou encore le Groupement de gendarmerie de l’Oise. Il s’agira d’un document destiné à être pour les agriculteurs une aide à la communication avec le grand public.

Il rappellera les droits et devoirs de tous, en lien avec les contraintes naturelles ou réglementaires liées à l’activité agricole dans les territoires. Il présentera la volonté des agriculteurs de vivre en harmonie avec leur environnement et leurs voisins, pour «mieux se connaître et mieux se comprendre». Le conseil d’administraion a validé la participation de la FDSEA60 à la signature de cette charte et son contenu.


Bernard Leduc

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