Météo, phytos... l'été sera chaud

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La FDSEA 60 réunissait, lundi 26 juin, les présidents des SEA pour son assemblée générale ordinaire : bilan de l’année 2016 et actualités 2017 avec quelques dossiers chauds dont les phytos.

Assemblée statutaire FDSEA 60 ce 26 juin.

La FDSEA de l’Oise, Fédération des syndicats d’exploitants agricoles (SEA), réunissait, lundi 26 juin, les présidents des SEA qui la composent pour son assemblée générale ordinaire et statutaire. C’est sur un fond de conjoncture agricole difficile que Guillaume Chartier a fait son rapport moral, rappelant l’engagement de la FDSEA et de l’ensemble du réseau syndical au service des agriculteurs.

«Notre mission est de défendre nos adhérents, notre objectif de recentrer nos actions sur nos adhérents et leurs attentes» a ainsi exprimé le président de la FDSEA qui a rappelé l’importance de disposer d’un niveau d’expertise qui permette, à la fois de répondre aux adhérents et de défendre les dossiers collectifs auprès de l’ensemble des décideurs politiques et administratifs «dans des dossiers de plus en plus complexes et de plus en plus délicats à bien des points de vue dont en terme de communication avec le grand public» a insisté Guillaume Chartier.

Défendre les adhérents
Damien Heurtaut, trésorier de la FDSEA, a de son côté rappelé l’utilisation des cotisations payées par les adhérents «qui sont, pour près de 50 euros sur 100 perçus, consacrées au règlement du personnel de la FDSEA».

Le Groupe FDSEA présente cette année un résultat déficitaire de 64.000 euros, représentant 2,4 % du total des produits. Ce déficit s’inscrit dans un contexte conjoncturel difficile pour l’ensemble de l’agriculture dans lequel la FDSEA avait décidé de ne pas augmenter les cotisations tout en maintenant son niveau d’expertise et d’accompagnement auprès des adhérents et en engageant durant l’année 2016 de multiples actions syndicales qui ont également représenté des charges supplémentaires.

Au-delà des sujets statutaires, le bureau de la FDSEA avait souhaité l’intervention du Service de remplacement lors de cette réunion. Pascal Foucault, son président, et Françoise Cacan, chargée de mission, sont intervenus en rappel des missions et actions du Service de remplacement en faveur de tous les agriculteurs du département, quelles que soient leurs productions, qui souhaitent ponctuellement un remplacement sur leur exploitation.

Le Service de remplacement est également chargement de mettre en œuvre, avec la MSA, le dispositif REPIT, mis en œuvre dans le cadre du plan de soutien à l’agriculture, pour permettre aux agriculteurs rencontrant des difficultés particulièrement profondes, d’être remplacés le temps de prendre du recul.

Axe de travail sur le foncier
Les dossiers d’actualités ont également été abordés. Les questions foncières en particulier ont fait l’objet d’un débat. En premier lieu, Luc Roland, président de la section des fermiers, a relevé qu’à «trois reprises au cours des dernières CDOA, le préfet a décidé de ne pas suivre les orientations proposées et avis donnés par la profession».

Alors que la CDOA est chargée de mettre en œuvre, depuis quelques mois seulement, les orientations du nouveau Schéma d’orientation régional des exploitations agricoles (SDREA) qui a remplacé l’ancien schéma départemental des structures (SDDS), il apparaît essentiel de repositionner les priorités de la profession en matière de perspectives à donner pour les exploitations agricoles de l’Oise.

Guillaume Chartier a rappelé que le «SDREA actuellement picard doit être prochainement construire au niveau de la région Hauts-de-France entre les 5 départements ; il va donc nous falloir poser nos priorités et les défendre en région». Cet axe de travail sera mené au cours des prochains mois afin de porter une position départementale partagée.

De même, sur les actions menées par la Safer, désormais organisée en Hauts-de-France, les administrateurs de la FDSEA ont exprimé l’intérêt de rappeler les missions, les moyens d’actions et les priorités mises en œuvre dans l’Oise. Cet échange sera organisé dès cet automne.

Un buzz bien orchestré
Dossier chaud également évoqué : les phytosanitaires avec, d’une part, la décision du Parlement européen de les interdire sur les surfaces en SIE. C’est une vraie défaite alors que le lobbying avait été fait de manière intensive auprès des parlementaires européens pour leur expliquer les incidences économiques d’une telle décision passée à quelques voix près pour l’ensemble des pays de l’Union européenne.

Dossier chaud également que celui des néonicotinoïdes avec un buzz bien orchestré en début de semaine.

La FNSEA, par la voix d’Éric Thirouin, président de la commission environnement, est intervenu à de multiples reprises dans les médias (France Culture, RMC interview de Jean-Jacques Bourdin) pour exprimer «les difficultés liées aux distorsions de concurrence pour les agriculteurs français par rapport aux autres producteurs européens, l’absence d’alternatives pour différents usages, les problèmes de non-conformité au droit européen et le besoin d’études scientifiques complémentaires».

La FDSEA et le réseau syndical resteront «mobilisés pour que des dérogations puissent être octroyées à partir du 1er juillet 2018, dès lors qu’il y a un impact important sur l’activité agricole et une absence d’alternatives efficaces et accessibles, chimiques ou non chimiques».

Laurent Mingam

AG Fede 26 Juin 2

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