Meilleurs voeux pour 2017

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Par Guillaume Chartier, président de la FDSEA 60, Jean-Luc Poulain, président de la Chambre d'agriculture de l'Oise, et Frédéric Bisseux, président de JA60.

A l’aube de cette nouvelle année, nous présentons à toutes et à tous nos vœux sincères de bonheur, santé et réussite. Nous formulons d’abord l’espoir que Dame Nature ne renouvelle pas le mauvais coup qu’elle nous a sévèrement infligé l’an dernier. Chacun gardera en mémoire les rendements très décevants, qui nous ont rappelé l’obligation d’humilité dans notre métier : on ne travaille qu’avec le vivant et on doit naturellement subir les conditions météorologiques.


Nous avons tous été privés de revenu, que l’on soit éleveur, pour qui, hélas, la situation n’est pas nouvelle, ou céréalier. Toutes nos productions végétales ont été victimes de ces conditions climatiques exceptionnelles de fin mai et juin, et les prix de tous nos produits d’élevage ou de grandes cultures restent dramatiquement bas.

L’abandon des systèmes de régulation ou de protection des marchés nous oblige à mettre en place des mesures collectives et individuelles de gestion des risques. Il faut aussi chercher à mieux nous organiser tous ensemble au sein de filières structurées, en exigeant de nos partenaires industriels et commerciaux la transparence et un partage équitable des marges. Et nous devons promouvoir le «consommer français» et la qualité de nos produits sur les marchés.


Nous continuerons de demander des compensations tant que les règles de compétitivité nous sont défavorables. Nous avons aussi besoin de l’arbitrage des pouvoirs publics. Nous ne sommes pas contre les normes, mais contre l’excès de normes et contre la surtransposition de la réglementation européenne, dans tous les domaines. Garantir la qualité sanitaire et la traçabilité de nos produits, préserver notre sécurité au travail et protéger l’environnement restent pour nous tous une nécessité. Mais nous voulons les mêmes règles pour tous les producteurs ou dans les produits qu’il nous faut importer.


L’agriculture française a un formidable potentiel. Nous voulons simplement que ce potentiel serve celles et ceux qui ont choisi ce métier et ne demandent qu’à en vivre dignement, et en même temps qu’il serve les intérêts de la France. Notre pays peut en effet profiter d’énormes opportunités économiques, du fait de la forte croissance démographique et de la demande exponentielle sur le marché mondial. Et une agriculture dynamique a des répercussions sur la vie des territoires. Notre rôle, à nous paysans, devrait être reconnu d’intérêt public !


Bonne année à toutes et à tous.

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