«Les éleveurs sont partagés entre abattement et révolte»

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Ceux des autres régions étaient appelés à les relayer les jours suivants. Dont l'Oise le 25 août.
Accusé de payer les prix les plus bas du marché, le premier groupe laitier mondial cristallise les tensions. Président de la FDSEA de la Mayenne, Philippe Jehan explique les raisons de cette mobilisation.

Pourquoi les pPhilippe Jehan 53roducteurs de lait sont-ils en colère?
Philippe Jehan : Nous sommes actuellement payés entre 25 et 27 centimes le litre de lait (1), alors que le prix de revient des producteurs est supérieur à 38 centimes. La situation s’est aggravée au fil des mois : l’an dernier, on se battait parce qu’on voulait 340 € les 1000 l et aujourd’hui, Lactalis nous paye 256 € !

Pourquoi ciblez-vous Lactalis en particulier?
P. J. : Parce que Lactalis est le leader français et européen ; or, c’est celui qui paye le moins. Il se justifie en invoquant la concurrence internationale, mais il oublie de dire que plus de 50 % de son lait est valorisé dans des marques françaises.

En quoi consistent vos actions?
P. J. : On occupe le rond-point juste à côté de son siège, à Laval, avec les collègues de Bretagne, Pays-de-la-Loire, Normandie, les Hauts-de-France nous rejoignent aussi. Ce qu’on attend, c’est la reprise des négociations pour trouver un accord autour d’un prix qui rejoigne le prix de revient des éleveurs. Si Lactalis consent à faire un geste, les autres s’aligneront. C’est ce qu’on souhaite. Et on est prêt à tenir une semaine.

Que se passera-t-il si Lactalis n’accepte pas?
P. J. : Dans une situation comme celle-là, on a du mal à imaginer autre chose qu’un geste significatif… Les éleveurs sont partagés entre abattement et révolte, c’est très difficile à gérer. Ça va au-delà de ne pas réussir à toucher un salaire : 80 % des éleveurs ne peuvent même plus payer leurs factures ! En Mayenne, il y a 3.200 exploitations laitières ; elles sont toutes aux abois.

(1) et encore moins dans d’autres régions.

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