Taxe d'atterrissage pour Ségolène Royal

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Dans le contexte agricole, le syndicalisme Fnsea et JA a posé un principe de «taxe d’atterrissage» pour tous les ministres en déplacement dans les départements. Le principe en est simple : puisqu’il y a solidarité gouvernementale sur tous les sujets qui concernent l’agriculture, les ministres en déplacement doivent être saisis et rencontrer localement les agriculteurs.

La numéro 3 du gouvernement était dans l’Oise vendredi dernier, en visite à l’Ineris à Verneuil-en-Halatte, près de Creil. L’occasion a été saisie par les responsables de la FDSEA et de JA60 pour la rencontrer, sur une exploitation d’élevage, celle de M. et Mme Visse-Bahu, et échanger sur de nombreux points de discorde en matière de réglementation environnementale. Notre photo: Alice Bahu, Hervé Davesne, Ségolène Royal et Guillaume Chartier.

C’est ce qui s’est passé vendredi 19 janvier dans le cadre d’un déplacement de Ségolène Royal dans l’Oise. La ministre de l’Environnement, de l’énergie et de la Mer, chargée des relations international sur le climat, était en effet en visite dans l’Oise à l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), qui a pour mission de contribuer à la prévention des risques que les activités économiques font peser sur la santé, la sécurité des personnes et des biens et sur l’environnement.

Suite à cette visite et à la demande de JA et FDSEA de l’Oise, la ministre a rencontré les représentants de la profession. Le rendez-vous s’est tenu sur l’exploitation d’Alice Avisse, à Boissy-Fresnoy, avec une visite de l’exploitation suivie d’un déjeuner.
Cet échange a été l’occasion pour les représentants des deux syndicats Fdsea et JA d’évoquer avec la ministre les nombreux sujets qui préoccupent en cette période de crise agricole et qui relèvent de sa compétence.

Parmi les nombreux sujets abordés citons le projet de loi biodiversité, la revendication sur l’allègement des normes, le fonctionnement de la cellule de crise et la réalité économique des exploitations, l’absurdité d’une sanctuarisation des prairies empêchant tout retournement et toute adaptation économique des exploitations, les démarches et expérimentation en vue de la mise en œuvre de paiements pour services rendus environnementaux par les agriculteurs ou encore les compensations écologiques du canal Seine-Nord-Europe ou encore les difficultés en Picardie de développement de la méthanisation.

Guillaume Chartier, président de la Fdsea, et Christophe Beeuwsaert, son secrétaire général, ont donné à la ministre de l’Environnement l’exemple de la démarche engagée dans l’Oise avec une charte pour l’entretien des cours d’eau pour démontrer que des explications sont plus efficaces que des sanctions. «Il faut donc changer de méthode et sortir de la logique punitive» ont-ils insisté.

La ministre a assuré être contre «l’écologie punitive». Elle a également rappelé sa volonté de voir s’implanter des méthaniseurs agricole qu’elle perçoit comme un complément de revenu à l’activité agricole et une solution aux problèmes de stockage des effluents d’élevage. Dont acte. Actions à suivre ?

Ludivine Traën

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