Après Leclerc, rencontre avec Système U…

Retour Partager sur facebook Partager sur tweeter Imprimer l'article
Envoyer l'article par e-mail

Envoyer cet article par mail

Fermer

250 signes(s) restant(s)

 

* champs obligatoires

Comme la semaine dernière, un groupe d’agriculteurs de la FDSEA a rencontré une nouvelle centrale d’achats. Cette semaine, c’était le tour de Système U.

Ce groupe d’agriculteurs est constitué des trois présidents des sections animales de la FDSEA - Alain Gille pour le lait, Guillaume Durant pour la viande et Willy Balderacchi pour les ovins - ainsi que des représentants cantonaux et d’arrondissement, dont Régis Desrumaux, Thierry Fraiture, Pascal Foucault, Christophe Beeuwsaert et encore Fabien Hertoux, Hans Dekkers, mais aussi Mathieu Pecquet pour les JA et Christophe Debruyne d’Elvéa.

Étaient présents pour le groupe commercial Alain Delprat, associé Système U d’un Super U à Thourotte et à Écouen dans le Val-d’Oise, Éric Teillet, chef de groupe marque U frais, Guillaume Rochard, chef de produits boucherie volailles pour Système U centrale régionale Nord-Ouest, et François Nicolas, responsable des ventes et des métiers du frais, aussi pour la centrale régionale Nord-Ouest.

La centrale Nord-Ouest couvre 180 magasins dont 120 ayant une boucherie traditionnelle.
Ils écoulent en moyenne 100 tonnes par mois de viande, toutes catégories confondues.
Les représentants de Système U disent être conscients de la profonde crise qui touche l’agriculture et conviennent que la guerre des prix qu’ils se livrent entre GMS ne va pas pouvoir continuer éternellement.
En voulant faire toujours mieux que les concurrents, chacun y laisse des plumes et certains finiront par devoir lâcher prise.

Ils informent avoir voulu jouer le jeu suite à la table ronde du 17 juin sur la viande, qui consistait à augmenter de 5 centimes/kg de viande chaque semaine pendant 12 semaines. Ils disent l’avoir pratiqué de la semaine 25 à 36, soit 55 centimes, mais ont arrêté car ils n’étaient plus compétitifs par rapport à leurs concurrents qui, eux, ne jouaient pas le jeu. Depuis cette table ronde, ils achètent la viande bovine 10 centimes/kg au-dessus de la cotation France-Agrimer Grand-Ouest. Malheureusement, encore une fois, cela ne revient pas aux éleveurs, mais reste dans les poches des industriels.

Pour cette raison, les agriculteurs encouragent Système U à travailler avec l’association des éleveurs de l’Oise (Elvéa). D’ailleurs, à ce titre, Christophe Debruyne, animateur de l’association, était présent et a transmis ses coordonnées aux représentants de Système U. Espérons qu’un travail dans ce sens se mette en œuvre.

Quant à l’approvisionnement en 100 % français, la centrale régionale Nord-Ouest de Système U dit favoriser au maximum la viande française (90 % en viande bovine, 100 % en volaille). Mais chaque magasin Super U est indépendant et n’a donc aucune obligation de s’approvisionner à la centrale. La preuve en est : il a été constaté le week-end que la viande bovine proposée au Super U de Beauvais, en libre-service comme en boucherie traditionnelle, était majoritairement espagnole.
Concernant les produits laitiers, Système U souhaite poursuivre les promesses de la table ronde du 24 juillet pour 2016, au moins jusqu’en mai. Au-delà, la poursuite des engagements dépendra du comportement des concurrents. Ils informent aussi qu’ils vont récupérer d’ici peu le lait de la filière Bleu Blanc Cœur. Pour ce qui est du logo Syndilait, ils ne sont pas contre, mais souhaitent d’abord intégrer l’interprofession (Cniel).

Enfin, ils disent travailler déjà en contrat tripartite avec la coopérative Elivia pour certaines filières (lapin, porc, volaille). Les agriculteurs présents les ont encouragés à poursuivre ce travail et à le développer avec d’autres filières (viande bovine, lait).

Mathilde Mary

La vidéo du moment

Rapport d'activités 2016

Toutes les émissions dans la médiathèque