Le travail des sections animales se poursuit

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Depuis novembre dernier, une démarche vis-à-vis de l’ensemble des enseignes présentes sur le département est engagée.

En effet, un petit groupe d’agriculteurs, constitué des 3 présidents des sections animales de la FDSEA - Alain Gille pour le lait, Guillaume Durant pour la viande et Willy Balderacchi pour les ovins - ainsi que des représentants cantonaux et d’arrondissements, tels que Régis Desrumaux, Adrien Dupuy, Thierry Fraiture, Pascal Foucault et encore Fabien Hertoux, Luc Smessaert et Christophe Beeuwsaert, rencontrent les GMS et leurs centrales d’achats.

En décembre, une première rencontre a eu lieu avec Philippe Douchet, le PDG d’Intermarché Nord à Beauvais. Celui-ci doit obtenir pour les représentants de la FDSEA un rendez-vous avec la centrale d’achat nationale d’Intermarché. Les agriculteurs attendent vivement ce RDV. Ils lui ont d’ailleurs rappelé en passant mardi 2 février au soir, lors de la manifestation à Beauvais, en lui laissant un message à son magasin Intermarché.

Le 28 janvier, ils ont aussi rencontré Leclerc suite aux échanges avec Fabien Thomas, adhérent du Leclerc de Crèvecœur-le-Grand, au moment de l’ouverture de son magasin. Il est venu accompagné de Pascal Beaudoin, le président de la centrale d’achat Leclerc Nord-Île-de-France (ScapNord). Pendant plus de 2 heures, les échanges ont été francs. Les agriculteurs ont fait part du profond désarroi qui règne actuellement dans les campagnes et de l’exaspération à toujours être les maillons faibles dans les différentes filières, en viande ou en lait.

Ils ont souhaité rencontrer les GMS pour obtenir plus de transparence sur les accords filières. En effet, suite aux tables rondes du 17 juin sur la viande et du 24 juillet sur le lait, les promesses n’ont pas été respectées en totalité. C’est pourquoi, les agriculteurs ont souhaité savoir si les GMS ont appliqué les hausses de tarifs aux consommateurs. Ils affirment que «oui». Ce sont donc les industriels qui auraient gardé la part du gâteau censée revenir aux éleveurs.

Concernant l’approvisionnement 100% français, Leclerc dit l’appliquer sur l’ensemble des produits agricoles, même transformés. En revanche, ils disent ne pas en maîtriser la traçabilité. Pour eux, la seule manière de valoriser davantage les produits de l’agriculture française, c’est de proposer des produits reconnus (IGP, Label…) ayant une valorisation qualitative.

Ils estiment que les agriculteurs devraient aussi mettre la pression sur l’administration pour que le médiateur apporte réponse à leurs questions concernant les accords par promesses et qu’il soit entièrement transparent.
Puisque les Leclerc se disent «de leur côté», les agriculteurs leur ont donc demandé d’affirmer clairement leur position ! Les GMS sont actuellement en pleine négociations tarifaires avec les industriels. Ils doivent donc maintenir la hausse des tarifs appliqués suite aux promesses. Mais ils refusent une hausse supplémentaire de 8 %, comme Leclerc a pu l’affirmer, avec le risque encore une fois que les hausses ne profitent pas aux éleveurs. Chaque maillon de la filière doit pouvoir vivre de son métier. La plus-value est à répartir entre les producteurs, les industriels et la GMS. Les agriculteurs en ont assez de ne pas pouvoir vivre dignement de leur métier !

Enfin, un prochain rendez-vous est prévu le 8 février, cette fois avec le chef du groupe pôle frais MDD de Système U National et le directeur commercial Système U Nord-Ouest. Des contacts sont également en cours avec Auchan et Carrefour. Le groupe de travail est en attente de retour de rendez-vous rapidement, sous peine de voir les agriculteurs débarquer dans leurs GMS.

Mathilde Mary

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