Déclarez les dégâts de blaireaux

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Certes, les dégâts ne sont pas forcément très importants sur chaque parcelle, mais ils entraînent toutefois des dégâts répétés sur les cultures et le matériel ainsi que des risques sanitaires pour les élevages bovins, liés au maïs ensilé. L’explosion démographique de la population sur certains secteurs fait craindre une aggravation des ennuis. Cette réunion s’est déroulée à Cannectancourt, chez Bertrand Chauffier, agriculteur. Avaient été invités d’autres acteurs importants de la régulation de la population de blaireaux : Mickaël Angelin, technicien à la Fédération des chasseurs de l’Oise, Charles Vanmoorleghem, agriculteur et lieutenant de louveterie, Christian Thiant et Jean-Marie Demessance, tous deux piégeurs agréés, qui ont enrichi le débat grâce à leur expertise.  

Les participants se sont rendus sur deux parcelles endommagées par les blaireaux, dont l’une l’était également par des sangliers. Le premier constat formulé est la difficulté pour le monde agricole à faire recenser les dégâts de blaireaux : bien souvent, le formulaire à remplir est vu comme une contrainte de plus. Et pourtant : pas de déclaration, pas de régulation ! Les agriculteurs doivent remplir chaque année une attestation de dégâts, la renvoyer à la FDSEA ou la remplir directement en ligne, afin de classer la commune impactée dans les zones où la régulation est possible. Un arrêté préfectoral recensant ces communes et les dates de régulation est édicté chaque année au début de l’été. Une fois la commune inscrite, l’agriculteur doit missionner le lieutenant de louveterie pour qu’il pratique la destruction du blaireau. Bien souvent, celui-ci la délègue aux piégeurs agréés.

On se rend évidemment compte qu’obtenir la destruction du blaireau nécessite une bonne circulation de l’information entre les personnes. C’est ce qui a permis, à Thiescourt et ses proches alentours, de prélever 45 blaireaux en deux mois. à noter cependant que les piégeurs sont des personnes bénévoles et manquent d’effectifs. Pourtant, des formations pour obtenir l’agrément sont ouvertes à tous. En outre, le blaireau est considéré comme un gibier (et non nuisible), ce qui lui permet d’être chassé.

Enfin, les problèmes récurrents soulevés ont porté sur le circuit long et fastidieux de la régulation, la difficulté de sensibiliser à la fois les chasseurs et les forestiers sur les dégâts causés à l’agriculture. Il paraît essentiel de pouvoir inclure dans l’arrêté préfectoral le fonds de provenance du blaireau, bien souvent situé en bordure de bois. Diverses solutions envisagées méritent un travail approfondi avant d’entamer les négociations.

Déclarez vos dégâts de blaireau en ligne.

Aurélie Charrier

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